Le nouveau numéro de Politique étrangère (3/2016) vient de paraître ! Il consacre un dossier complet à l’Amérique latine, s’attachant à décrypter pour le Brésil, l’Argentine, la Colombie, le Mexique et le Panama, les raisons principales de l’échec – provisoire ? – de leurs régimes démocratiques. Parallèlement, le Contrechamps de ce numéro propose à travers les articles de Guy Verfhostadt et de Dominique Moïsi une réflexion ouverte sur la crise globale de l’Europe. Enfin, comme à chaque numéro, de nombreux articles viennent éclairer l’actualité, notamment sur l’Iran et la question du nucléaire ou encore sur le rapprochement stratégique indo-australien.

L’Amérique latine incarnait hier une démocratisation politique irrépressible, une tension des sociétés vers la réduction de violentes inégalités, l’insertion croissante dans une économie mondialisée. Le rêve se défait. Au Brésil, l’expérience du Parti des Travailleurs butte sur des inégalités persistantes, une croissance qui marque le pas, un système politique décrédibilisé. L’Argentine a, elle, fait l’expérience de deux mandats « kirchnéristes », difficiles à analyser, et dont la postérité apparaît incertaine. Quant à la Colombie ou au Mexique, les logiques de sortie des violences des rébellions ou du narcotrafic y apparaissent toujours aussi complexes, voire dangereuses. L’Amérique latine témoigne-t-elle désormais d’autre chose que de sa diversité, de son échec provisoire à consolider ses propres choix démocratiques ?
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?… S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite. La cartographie d’un espace sans doute déterminant pour les futurs du monde se redessine radicalement autour de la Syrie et de l’Irak.
Née des deux conflits mondiaux, l’idée de justice pénale internationale a mis un demi-siècle à se concrétiser dans des institutions pérennes, et des concepts juridiques indépendants des conjonctures de crises. Le tribunal pour l’ex-Yougoslavie, le tribunal d’Arusha, la création de la Cour pénale internationale témoignent, entre autres, des réelles avancées des années 1990. Le dossier que présente Politique étrangère éclaire ces avancées et leurs limites.
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