Toxic Politics & China Goes Green

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). John Seaman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Yanzhong Huang, Toxic Politics: China’s Environmental Health Crisis and Its Challenge to the Chinse State (Cambridge University Press, 2020, 282 pages) et de Yifei Li & Judith Shapiro, China Goes Green: Coercive Environmentalism for a Troubled Planet (Polity Press, 2020, 240 pages).

Le monde se rapproche de en plus plus d’un précipice : de multiples points de basculement environnementaux – changement climatique, effondrement de la biodiversité, destruction des écosystèmes naturels… – demandent une action concertée des États et des citoyens. Dans ce mouvement, la Chine occupe une position charnière et paradoxale de deuxième économie mondiale et premier pollueur en agrégat : il est donc inconcevable que des solutions puissent être trouvées aux défis environnementaux mondiaux sans des efforts importants de la part de Pékin. Le changement climatique est aujourd’hui identifié, à Washington comme presque partout en Europe, comme un domaine de coopération nécessaire avec Pékin, dans lequel les tensions géopolitiques caractéristiques du temps doivent être mises de côté.

[CITATION] COVID-19 : géopolitique de l’immunité collective

Accédez à l’article de Patrick Allard, disponible intégralement en libre lecture, ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 2/2021 de Politique étrangère ici.

Mercredi noir à Mobayan

Rémy Hémez propose pour le blog de Politique étrangère une analyse de l’ouvrage de Vincent Lazerges, Mercredi noir à Mobayan. 7 septembre 2011, Afghanistan (Éditions de l’École de guerre, 2021, 180 pages).

Vincent Lazerges est officier de chasseurs alpins, déployé à diverses reprises sur les théâtres d’opérations, dont l’Afghanistan. Doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ses travaux de recherche portent sur l’expérience combattante en Kapisa de 2008 à 2012. Dans cet excellent essai, il livre une première étape de cette entreprise intellectuelle. Il décrit en détail une journée de combats en Afghanistan : l’opération « Black Eight », menée par un sous-groupement tactique interarmes du 1er régiment de chasseurs parachutistes aux environs de Mobayan, le 7 septembre 2011.

COVID-19 : géopolitique de l’immunité collective

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article de Patrick Allard, « COVID-19 : géopolitique de l’immunité collective », publié dans le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 2/2021), disponible depuis le 7 juin.

« Vacciné : ne fréquenter que des personnes vaccinées. »  
Gustave Flaubert, Dictionnaire des idées reçues.

La perspective d’une guerre courte contre la pandémie de COVID-19 s’est vite dissipée. L’horizon du « jour d’après » a toujours été celui de l’immunité collective contre le virus : par la contamination quasi générale ou par la vaccination de la majeure partie de la population. Le développement inattendu de vaccins efficaces a rendu réaliste le scénario d’immunisation collective de l’humanité par la vaccination.

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