COVID-19 et économie

Le dossier du dernier numéro de Politique étrangère (n° 3/2020), consacré au COVID-19, regroupe notamment 4 textes abordant différentes conséquences économiques liées à la pandémie du coronavirus.

  • « Le COVID-19, accélérateur de la post-mondialisation« , par Norbert Gaillard
    La mondialisation a généré des interdépendances, dont les effets néfastes ont pu être constatés à l’occasion de la pandémie de COVID-19. Plusieurs pays européens ont ainsi dû faire face à une pénurie de produits sanitaires essentiels. L’Europe est amenée à tirer les leçons de cette crise et à entrer de plain-pied dans l’ère de la post-globalisation. Elle devra réduire sa dépendance à l’égard de pays qui ne respectent pas les règles du libéralisme, en particulier la Chine.
  • « La souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19« , par Elie Cohen
    Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.
  • « Le secteur financier face au choc du COVID-19« , par Arnaud Odier
    Les mesures de confinement prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19 ont provoqué une crise économique inédite. Celle-ci n’est pas comparable à la crise financière de 2008, dont la cause était endogène. Pour limiter l’impact de la récession, les gouvernants creusent les déficits publics et comptent sur l’intervention des banques centrales. La reprise économique et la sauvegarde de l’emploi dépendront de la capacité du secteur financier à se mettre au service de l’économie réelle.
  • « D’une crise l’autre« , par Jean-François Gayraud
    Les crises financière de 2008 et sanitaire de 2020 ne résultent pas de la fatalité mais bien d’actions humaines. Elles illustrent certaines dérives du système international et de la mondialisation. Cupidité corruptrice, criminalisation des économies, propension au mensonge, tendance à oublier les leçons de l’histoire : tels sont quelques-uns des ingrédients de ces crises. La pandémie de COVID-19 risque d’engendrer une accélération des comportements prédateurs, notamment de la Chine.

Retrouvez le sommaire complet du numéro 3/2020 de Politique étrangère ici.

[Citation] L’Europe par-delà le COVID-19

Dans le cadre de l’Académie de Berlin réunie à l’ambassade, M. François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, a prononcé le 10 septembre 2020 un discours sur la situation actuelle : « La France et l’Allemagne face aux défis de la crise en Europe ». Il a cité à cette occasion l’article de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, publié dans le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2020) : « L’Europe, par-delà le COVID-19 ».

« China acted quicker in COVID-19 epidemic than SARS: report »

Le 14 septembre dernier, le site officiel de la CGTN – la TV nationale chinoise – publiait un article mettant en avant des propos extrait de l’article de Didier Houssin, « La coopération sanitaire internationale à l’épreuve du COVID-19 ».

« Chinese authorities were much quicker to report the COVID-19 epidemic in Wuhan at the end of 2019 than that of SARS in Guangdong Province in 2003, said a report by Professor Didier Houssin, chair of the Emergency Committee of the World Health Organization (WHO).

The report, titled « COVID-19 Puts International Health Cooperation to the Test, » was published by the French Institute of International Relations on September 4.

The Brussels Effect: How the European Union Rules the World

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Éric-André Martin, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), propose une analyse de l’ouvrage d’Anu Bradford
, The Brussels Effect: How the European Union Rules the World (Oxford University Press, 2020, 424 pages).

Anu Bradford revisite, actualise et réhabilite la puissance normative de l’Europe. Il fallait pour cela que se conjuguent en une seule personne l’expertise et le recul d’un professeur de droit à l’université de Columbia, et une expérience concrète de la réalité européenne. D’origine finlandaise, Anu Bradford a exercé des responsabilités en Europe, notamment au Parlement européen, au Parlement finlandais, ainsi qu’au conseil d’administration du Fonds finlandais pour l’innovation.

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