Marchands d’armes. Enquête sur un business français

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Lucie Béraud-Sudreau propose une analyse de l’ouvrage de Romain Mielcarek, Marchands d’armes. Enquête sur un business français (Tallandier, 2017, 112 pages).

Alors que les ventes d’armes françaises retentissent à la une des médias – comme ce fut encore le cas en décembre 2017 lors de la vente de 12 avions de combat Rafale supplémentaires au Qatar –, l’ouvrage de Romain Mielcarek arrive à point nommé. Les livres traitant de la politique d’exportation d’armements demeurent rares, et encore plus ceux qui adoptent un point de vue nuancé sur les succès à l’export français. Le dernier de cet ordre paru il y a quelques années est celui de Jean Guisnel, Armes de corruption massive. Secrets et combines des marchands de canons (La Découverte, 2011). Marchands d’armes est donc une ­contribution bienvenue au débat public.

Problème kurde

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « Problème kurde » a été écrit par le diplomate russe Basile Nikitine, et publié dans le numéro 3/1946 de Politique étrangère.

Comme au lendemain de l’autre guerre, on parle à nouveau des Kurdes. Le problème se pose à l’ordre du jour international, et il n’est pas sans intérêt d’en résumer brièvement les données. Il me semble que, jusqu’ici, en cherchant surtout à y découvrir des influences étrangères, on ne l’a pas situé sur son véritable terrain.

En effet, les aspirations d’indépendance kurdes plongent leurs racines profondes dans les origines et la structure sociale de ce peuple et sont le résultat d’une longue évolution historique.

Un retour aux ordres anciens ?

Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « Les États au Moyen-Orient : crise et retour », écrit par Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie contemporaine/Moyen-Orient dans le numéro de printemps 2018 de Politique étrangère.

L’État islamique pris aux mots

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Philippe Bannier propose une analyse de l’ouvrage de Myriam Benraad, L’État islamique pris aux mots (Armand Colin, 2017, 192 pages).

Dans cet ouvrage, Myriam Benraad choisit une approche encore peu étudiée dans la littérature scientifique francophone pour comprendre l’État islamique (EI) : l’idéologie. Son étude s’appuie sur une analyse fine des supports de propagande de l’organisation, qu’il s’agisse des revues Dabiq, Dar al-Islam ou Rome, ou des vidéos et publications diffusées par ses organes de propagande. Dès lors, ce livre se présente comme une contribution à la compréhension de l’idéologie du groupe djihadiste, alors que les acteurs de la lutte antiterroriste ont pris conscience de l’importance de cette dimension comme complément à la réponse militaire.

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