La Russie par-delà le bien et le mal

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Pascal Marchand, La Russie par-delà le bien et le mal. Idées reçues sur la « puissance pauvre » (Le Cavalier bleu, 2017, 256 pages).

Ce livre nous sauve simplement des simplismes qui prolifèrent sur la Russie en s’affrontant aux lieux communs les plus répandus de manière à la fois informée et abordable. C’est un personnage russe fort éloigné des fantasmes occidentaux qui s’y affirme, s’y dessine, avec ses forces et ses faiblesses.

La Russie est-elle un objet historique si énigmatique qu’on le croit ? Est-elle condamnée à demeurer une économie sous-développée, assise sur ses matières premières et quêtant les technologies occidentales ? La Russie est-elle une puissance impérialiste, appuyée sur une massive puissance militaire et isolée sur la scène diplomatique ?

Tianjin Cosmopolis. Une autre histoire de la mondialisation

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Philippe Moreau Defarges propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Singaravélou, Tianjin Cosmopolis. Une autre histoire de la mondialisation (Seuil, 2017, 384 pages).

30 juillet 1900-15 août 1902 : la Chine impériale est emportée dans la tourmente de la guerre des Boxers, soulèvement férocement nationaliste, soutenue par l’impératrice Cixi (Tseu-Hi), contre les puissances dépeçant l’empire du Milieu. Non loin de Pékin, alors au cœur des affrontements, ces puissances – Royaume-Uni, France, Allemagne, États-Unis, Russie, Japon, Italie et Autriche-Hongrie – établissent, près de la mer, à Tianjin (ou Tien Tsin) un gouvernement international. Ce gouvernement, enceinte d’intenses compétitions entre les neuf participants (chacun ayant son secteur à soi), devient en fait le lieu et l’instrument d’un effort réussi de modernisation d’un morceau de Chine : aménagement urbain, révolution sanitaire, taxation du sel…

Les grandes lignes de la politique étrangère de la France

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez désormais « l’archive de la semaine ».

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Cet article, écrit par le journaliste allemand Ernst Weisenfeld, a été publié dans le numéro de printemps 1975 (n° 1/1975). Analysant les principaux événements depuis la Seconde Guerre mondiale, l’auteur s’efforce de définir les réactions que suscite à l’extérieur la politique étrangère française. Bien que celle-ci continue à être fortement influencée par les options fondamentales du gaullisme, on constate une certaine réorientation, notamment en ce qui concerne les rapports avec les États-Unis, et le souci d’adapter la diplomatie de la France à ses possibilités réelles.

« L’élection du nouveau président de la République et certains gestes qui ont accompagné ce changement, ont été interprétés avec raison comme les signes d’un réajustement de la politique étrangère française. Bien que l’échec indéniable du candidat gaulliste n’ait pas été lié à des problèmes de politique étrangère, il a cependant montré que dans de très larges couches électorales une « certaine idée de la France » trouvait moins d’échos qu’auparavant. Les changements intervenus dans la diplomatie française restent en-deçà de ce que beaucoup attendaient, ce qui explique la déception qui s’est manifestée ici et là. Une telle déception aurait pu être évitée si l’on s’était rendu compte à temps des quelques données fondamentales, des contraintes intérieures et des intérêts de base qui déterminent l’action internationale de la France.

Je vais essayer d’analyser ces facteurs essentiels.

Guerre, armée et communication

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Éric Letonturier, Guerre, armée et communication (CNRS Éditions, 2017, 216 pages).

Cet ouvrage collectif se concentre plus particulièrement sur l’impact de la révolution numérique et des réseaux sociaux sur l’institution militaire et le fait guerrier. Il n’est pas possible de revenir ici sur toutes les contributions. Nous en évoquerons quelques-unes, parmi les plus marquantes.

André Thiéblemont, dans une partie particulièrement intéressante pour les non-initiés, s’intéresse aux phénomènes de communication en zone de combat. Il explique notamment l’enjeu que représente la transmission des ordres. Cette transmission se voit bouleversée au moment où les réseaux numériques permettent de passer d’un système strictement pyramidal à une diffusion horizontale.

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