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L’Allemagne vacille

Dans l’émission de Christine Ockrent du 25 novembre dernier sur France Culture, l’article écrit par Hans Stark, « Élections allemandes : le jour d’après », et publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2017) a été mentionné.

« Angela Merkel qui a dominé la scène internationale, ces dernières années,  n’est pas prête à lâcher la barre, malgré les difficultés. Pourquoi ? Est-ce qu’on enterre trop vite la chancelière ?  Quel calendrier politique en Allemagne et pour l’Union Européenne alors que les négociations pour le Brexit sont en jeu ? »

« Élections allemandes : le jour d’après » : 3 questions à Hans Stark

Auteur de l’article « Élections allemandes : le jour d’après » paru dans le numéro d’automne de Politique étrangère (3/2017), Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com à quelques jours du scrutin allemand du 24 septembre.

1) La réélection d’Angela Merkel ne fait guère de doutes.
Comment expliquer la longévité de la chancelière allemande ?

La longévité politique d’Angela Merkel s’explique par de nombreux facteurs. La situation économique est jugée globalement bonne par les électeurs malgré une précarité persistante qui touche près d’un Allemand sur cinq. Merkel domine largement son propre parti dont elle assure la présidence depuis 2002 et a su écarter tous ses rivaux potentiels après son arrivée à la chancellerie. Par ailleurs, dans le passé, presque tous les chanceliers de la République fédérale ont profité d’une image favorable, ce que les Allemands appellent un « bonus de gouvernement », d’où la longévité d’Adenauer et de Kohl, voire de Schmidt et de Schröder. Aussi Merkel a-t-elle bénéficié d’un large soutien auprès des Allemands depuis 2005, à l’exception des années 2015 et 2016, pendant la crise migratoire qui a semblé lui échapper.

Élections allemandes : le jour d’après

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article, « Élections allemandes : le jour d’après », écrit par Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri, et paru dans notre nouveau numéro, « Arctique : une exploration stratégique ».

Alors que l’alternance régulière, sinon le « dégagisme », semble à la base du fonctionnement des démocraties occidentales, la République fédérale constitue visiblement une exception. Selon toute probabilité, le 24 septembre prochain, le Parti chrétien-démocrate (CDU) d’Angela Merkel remportera une nouvelle fois les législatives.

Vers novembre ou décembre 2017, le prochain contrat de coalition signé, le Bundestag élira Angela Merkel pour la quatrième fois consécutive à la chancellerie – phénomène sans égal dans le monde dit libre, sauf justement en Allemagne qui a vu Konrad Adenauer et Helmut Kohl élus chancelier à quatre reprises. En d’autres termes, la campagne électorale s’achève avant même d’avoir commencé, tant les sondages sont sans appel : depuis mai 2017, la CDU-CSU bénéficie d’une avance stable de 15 points sur le SPD (Parti social-démocrate). Aucune majorité ne se profile contre la CDU. La chancelière dispose, en revanche, de multiples options pour les quatre prochaines années, allant de la simple poursuite de la « grande coalition » avec le SPD, à une coalition de centre-droit avec les libéraux du FDP (Parti libéral-démocrate), en passant par la formule tripartite d’une coalition « jamaïcaine » rassemblant la CDU-CSU, le FDP et les Verts.

PEGIDA: Entwicklung, Zusammensetzung und Deutung einer Empörungsbewegung

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Hans Vorländer, Maik Herold et Steven Schäller, PEGIDA: Entwicklung, Zusammensetzung und Deutung einer Empörungsbewegung (Springer Verlag, 2016, 176 pages).

PEGIDA

Né en octobre 2014, le mouvement PEGIDA – Patriotischer Europäer gegen die Islamisierung des Abend­landes [Européens patriotiques contre l’islamisation de l’Occident] – est un phénomène curieux pour au moins trois raisons. Il s’agit d’abord d’un mouvement citoyen indépendant devenu au fil des mois « l’expression citoyenne » du parti populiste de droite AfD (Alternative für Deutschland). La relation fusionnelle entre l’AfD et PEGIDA a été telle que la première a fourni l’idéologie et la seconde le soutien logistique, tandis que le succès de cette dernière permettait à la première de progresser dans les sondages et d’obtenir des scores électoraux inespérés en 2015 et 2016.

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