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The Internationalists: How A Radical Plan to Outlaw War Remade the World

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Philippe Moreau Defarges propose une analyse de l’ouvrage de Oona A. Hathaway et Scott J. Shapiro, The Internationalists: How A Radical Plan to Outlaw War Remade the World (Simon & Schuster, 2017, 608 pages).

Le 27 août 1928 est signé à Paris, au Quai d’Orsay, le pacte Briand-Kellogg (renommé aux États-Unis le pacte Kellogg-Briand) de renonciation à la guerre, par les 15 États pesant alors sur la scène internationale. Ce pacte tient en deux articles : 1) les États parties condamnent le recours à la guerre comme instrument de politique nationale ; 2) tout litige entre ces États sera réglé exclusivement par des voies pacifiques. Ce document reste dans les mémoires comme l’un des plus beaux ratages d’un utopisme naïf : 11 ans après la signature du traité, les États parties se livrent la plus sanglante des guerres. The Internationalists est un livre stimulant mais finalement prisonnier de la thèse qu’il veut à tout prix démontrer, à savoir que ce pacte serait le texte décisif transformant irréversiblement la problématique de la guerre et de la paix. Pour les deux auteurs, professeurs de droit et de philosophie à Yale, il y a un avant et un après le pacte.

Airpower Applied: U.S., NATO, and Israeli Combat Experience

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage dirigé par John Andreas Olsen, Airpower Applied: U.S., NATO, and Israeli Combat Experience (Naval Institute Press, 2017, 432 pages).

Cet ouvrage collectif dirigé par John Andreas Olsen – colonel de l’armée de l’Air norvégienne et auteur de plusieurs ouvrages, dont A History of Air Warfare (Potomac Book, 2010) – rassemble cinq contributions couvrant, au total, 29 opérations aériennes. Il analyse de façon convaincante l’utilisation de la puissance aérienne par les États-Unis, Israël et, plus accessoirement, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Yitzhak Rabin: Soldier, Leader, Statesman

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Samy Cohen propose une analyse de l’ouvrage de Itamar Rabinovitch, Yitzhak Rabin: Soldier, Leader, Statesman (Yale University Press, 2017, 376 pages).

Yitzhak Rabin

Yitzhak Rabin n’était pas un personnage charismatique comme David Ben Gourion ou Menahem Begin. Il ne fut pas moins un visionnaire qui comprit dès 1992 qu’Israël ne pouvait pas continuer à dominer indéfiniment un autre peuple sans perdre son caractère démocratique. Il surprit : rien ne le prédestinait à prendre cette voie, lui le Sabra coriace, le vainqueur de la guerre des Six Jours, l’implacable ministre de la Défense qui réprima durement l’intifada de 1987. Il ouvrit courageusement une ère nouvelle pour son pays et le paya de sa vie, assassiné par un colon extrémiste le 4 novembre 1995.

Simone Veil (1927-2017)

Simone Veil, qui vient de décéder, a été membre du Conseil d’administration de l’Ifri pendant de nombreuses années.

Nous nous souvenons de son attention bienveillante et de son soutien constant. Elle avait par ailleurs rédigé un article pour Politique étrangère (n° 2/1988) au sujet de son rapport à Israël. Nous reproduisons ce texte ci-dessous.

Simone Veil

Il y a quarante ans, mon rapport avec Israël était avant tout d’ordre affectif. À Auschwitz, j’avais découvert ce que signifiait le sionisme pour une diaspora toute tendue vers la recherche de la terre promise. Pour les juifs déportés de Pologne, pour certains de ceux venus de Tchécoslovaquie, l’idée de rester en Pologne ne les effleurait pas ; seul les habitait, si jamais ils échappaient à l’extermination, l’espoir de se rendre en Palestine. Pour nous, juifs français, la question ne se posait pas. La France nous attendait, notre vie reprendrait chez nous, pas comme avant, mais presque.

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