Dans son édition du 20 juin 2016, La Fabrique de l’Opinion analyse les bouleversements politiques et les revendications nationalistes et extrémistes auxquels est confrontée l’Union européenne. Il s’appuie pour cela sur l’article du président de la Fondation Robert Schuman Jean-Dominique Giuliani, « Extrémismes, populismes et nationalismes à l’assaut de l’Europe » publié dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2016).
Le référendum sur le Brexit le montre une nouvelle fois : le « bouc émissaire européen » fonctionne à plein. Pourtant les fondations de l’Union européenne sont plus solides qu’il n’y paraît, notamment parce que les opinions publiques ont peur du saut dans l’inconnu.
Ce bouc émissaire est utilisé à peu près partout en Europe. L’arme préférée des extrémistes, dont le caractère populiste est ainsi confirmé, est le référendum. Depuis les débuts de la Communauté européenne, 56 référendums ont été organisés au sein de l’Union. Bien que seuls 16 d’entre eux ont été négatifs, les partis populistes continuent à les réclamer, en faisant ainsi l’arme suprême contre l’intégration européenne démontrant les réticences des peuples.
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?… S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite. La cartographie d’un espace sans doute déterminant pour les futurs du monde se redessine radicalement autour de la Syrie et de l’Irak.
Comme Docteur Jekyll et Mister Hyde, le Tafta/TTIP a deux visages. Le Transatlantic Trade and Investment Partnership, c’est la « mondialisation heureuse », la suppression des derniers droits de douane, le démantèlement des barrières non tarifaires, la croissance et l’emploi tirés par le commerce international. La Transatlantic Free Trade Area – du nom dont les altermondialistes ont rebaptisé ce projet d’accord commercial lancé en 2013 – c’est au contraire la mise en œuvre d’un agenda néolibéral, « l’harmonisation des normes par le bas », un déni de démocratie.
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