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La crise ukrainienne ou le malentendu européen

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Suite au sondage Facebook consacré au numéro 2/2014 de Politique étrangère, qui évoque la situation en Ukraine et au Kurdistan, nous avons le plaisir de vous offrir l’article de Philippe Lefort, « La crise ukrainienne ou le malentendu européen. »

Vous pouvez lire l’article en ligne ici.

Les autre articles parus dans Politique étrangère peuvent être achetés à l’unité sur la plateforme Cairn.

Vous pouvez aussi acquérir l’intégralité du numéro sur le site de la Documentation Française.

Bonne lecture !

Présentation vidéo du numéro 2/2014 de Politique étrangère

Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, présente le numéro 2/2014 de la revue.


Ukraine, premières leçons par Ifri-podcast

PE 2/2014 en librairie !

Cover_2-2014okLe numéro 2/2014 de Politique étrangère, consacré à l’Ukraine et au Kurdistan, vient de paraître ! Il est disponible en librairie et sur le site de la Documentation Française.

Avec son numéro 2/2014, Politique étrangère inaugure sa nouvelle rubrique Contrechamps, qui entend confronter les visions divergentes d’enjeux très présents. Ici la crise ukrainienne. Ce qui prélude peut-être à un bouleversement des rapports politiques en Europe est passé au crible d’une expérience ukrainienne, d’un point de vue russe, d’une analyse européenne. Convergences et divergences des discours plantent ainsi le décor des longs dialogues qui s’ouvrent sur l’avenir de l’Ukraine et du continent.

Au Moyen-Orient, les déstabilisations sont volcaniques, faites à la fois d’évolutions de très long terme et d’éruptions peu prévues : révolutions arabes, imbroglio irakien, guerre civile syrienne, affrontement chiites/sunnites, évolution du régime turc, infini blocage israélo-palestinien… La question kurde témoigne dans ce contexte d’évolutions souterraines mais capitales : Politique étrangère lui consacre le dossier de ce numéro. Autonomie de fait en Irak, négociations cahotiques en Turquie, attitude ambiguë du régime en Syrie, parthénogenèse incessante des partis et projets kurdes : autant d’éléments qui redéfinissent les données d’un très ancien problème, dans le cadre d’une recomposition sans doute radicale de la région – pour le meilleur ou pour le pire ?

La construction de l’Europe et l’avenir des nations

Cette recension est issue de Politique étrangère (4/2013). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage de Maxime Lefebvre – La construction de l’Europe et l’avenir des nations (Paris, Armand Colin, 2013, 208 pages).

9782200286330-VAux États-Unis, franchir les revolvings doors qui séparent la politique du monde de la recherche est monnaie courante. Ce genre de parcours est beaucoup moins fréquent en France. Quelques chercheurs sont devenus diplomates ; quelques rares diplomates ont abandonné le Quai d’Orsay pour la recherche. Mais dans un cas comme dans l’autre, ces changements d’état s’effectuent d’ordinaire sans espoir de retour. Maxime Lefebvre a réussi à concilier une carrière de diplomate (il est aujourd’hui représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE]) et d’universitaire (avant son départ pour Vienne, il était professeur à Sciences Po).

En février 2012, il a soutenu une thèse de doctorat en science politique sur travaux dont il publie une version remaniée. La position qu’il y défend est d’une grande clarté : la construction européenne ne se fera pas contre mais avec les nations. Si l’on regarde vers le passé, elle ne peut être comprise sans qu’on prenne en compte leur diversité et leurs identités : le jacobinisme français, le Sonderweg allemand, l’insularité britannique… Regardant vers l’avenir, elle ne peut conduire, du moins à courte échéance, à la réalisation d’un vaste ensemble fédéral mais plutôt, comme l’avait prophétisé Jacques Delors, à une « fédération d’États-nations », combinant « un véritable lien fédéral et l’existence de nations restées distinctes ».

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