Étiquette : Japon Page 2 of 6

À chacun sa Corée

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

* * *

L’article « À chacun sa Corée » a été écrit anonymement dans le numéro 5-6/1950 de Politique étrangère.

Depuis le 25 juin 1950, le gouvernement chinois était intervenu, de Pékin, dans l’affaire coréenne avec les moyens de sa diplomatie et de sa propagande : l’invasion de la Corée du Sud par les Coréens du Nord lui offrait l’occasion d’afficher sa sympathie pour le pays entier. La Chine n’y exerça- t-elle pas une suzeraineté nominale jusqu’au début du présent siècle ?

Liberalism and the Welfare State

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Roger E. Backhouse, Bradley W. Bateman, Tamotsu Nishizawa et Dieter Plehwe, Liberalism and the Welfare State: Economists & Arguments for the Welfare State (Oxford University Press, 2017, 264 pages).

Ce brillant ouvrage collectif analyse les liens – plus complexes qu’il n’y paraît – entre libéralisme et État-providence dans trois grands pays développés : Royaume-Uni, Allemagne et Japon.

Le premier chapitre, consacré au Royaume-Uni, rappelle que ce sont les gouvernements libéraux de Henry Campbell-Bannerman et Herbert Asquith (1905-1916) qui lancent les grandes mesures en faveur des retraités, des travailleurs et des chômeurs. À partir de l’entre-deux-guerres cependant, la tradition libérale se scinde en deux grands courants intellectuels irréconciliables.

Japan, South Korea, and the United States Nuclear Umbrella

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Terence Roehrig, Japan, South Korea, and the United States Nuclear Umbrella: Deterrence after the Cold War (Columbia University Press, 2017, 272 pages).

L’accélération des progrès de la Corée du Nord dans les domaines nucléaire (sixième essai en septembre 2017) et balistique (84 essais entre 2014 et 2017 dont, fin 2017, des missiles inter­continentaux), a remis sur le devant de la scène le débat sur la dissuasion nucléaire en Asie du Nord-Est, et plus particulièrement en Corée du Sud et au Japon. Le livre de Terence Roehrig s’inscrit dans ce contexte, et s’impose comme une synthèse complète et utile.

Japan’s Security Renaissance

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Céline Pajon, chercheur au Centre Asie de l’Ifri et spécialiste du Japon, propose une analyse de l’ouvrage d’Andrew L. Oros, Japan’s Security Renaissance: New Policies and Politics for the Twenty-First Century (Columbia University Press, 2017, 272 pages).

Le nouvel ouvrage d’Andrew Oros, spécialiste de la politique de défense nippone à l’université de Washington, approfondit et actualise son travail de référence sur l’articulation entre identité nationale et politique de sécurité au Japon (Normalizing Japan: Politics, Identity and the Evolution of Security Practice, Stanford University Press, 2008). Établissant un parallèle discutable avec la renaissance européenne, il affirme que la politique de défense japonaise est entrée dans une nouvelle ère, celle d’une expansion résolue, basée sur un consensus politique large et justifiée par un environnement sécuritaire de plus en plus menaçant. Elle serait toutefois limitée par trois pesanteurs fortes : une mémoire de la guerre contestée, un antimilitarisme fortement enraciné, et une relation étroite et asymétrique avec l’allié américain.

Page 2 of 6

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén