Dans son émission « Le monde devant soi » du 15 décembre 2025, la rédaction de Slate donne la parole à Aline Cateux, spécialiste de la Bosnie-Herzégovine et chercheuse à l’université d’Ottawa, pour analyser les répercussions des accords de Dayton sur la Bosnie-Herzégovine. Elle évoque à ce titre son article publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2022), « Bosnie-Herzégovine, le lent naufrage ».

« Un pays, deux entités, trois présidents et autant de gouvernements: la Constitution de Bosnie-Herzégovine est une des plus complexes au monde. Un héritage des accords de Dayton, signés il y a trente ans, le 14 décembre 1995, pour mettre fin à la guerre dans ce pays d’ex-Yougoslavie.

Cette guerre fratricide avait commencé en avril 1992. Alors que la Bosnie-Herzégovine proclame son indépendance, des entités bosno-croates et bosno-serbes (financées par la Croatie et la Serbie) ouvrent les hostilités. Leur but: se partager le territoire pour créer une «grande Croatie» et une «grande Serbie».

Après trois ans et demi d’affrontement, plus de 100.000 morts et des millions de déplacés, une défense acharnée de l’armée bosnienne et une intervention de l’OTAN permettent de mettre fin au conflit. Les fragiles accords de Dayton sont signés à Paris sous la pression internationale, donnant naissance à un État «Frankenstein». Ces accords ont permis la paix, mais la guerre politique, elle, se poursuit, entre menaces sécessionnistes, négationnisme mémoriel et ingérences étrangères. La Bosnie-Herzégovine est-elle constamment sur le point d’imploser ? […] »

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Lisez l’article d’Aline Cateux ici et retrouvez le sommaire complet du numéro sur le site de l’Ifri.

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