Dans un article du Monde publié le 11 juin 2026, Julia Pascual analyse comment l’immigration devient aussi bien un sujet politique qu’une nécessité économique face au déclin démographique français. Elle cite à ce titre l’article d’Hervé Le Bras publié dans le numéro anniversaire (n° 2/2026) de Politique étrangère, « La population du monde XXIe siècle ».

« L’immigration ne suffira pas à compenser le solde naturel négatif à moyen et long termes, selon les dernières projections de l’Insee, qui tablent sur un solde migratoire annuel positif de 150 000 personnes. Entre discours politiques restrictifs et demande des entreprises, la voie est étroite. […]

Besoin structurel de compétences

D’un point de vue démographique, la recherche d’un équilibre de la population n’a pas de justification scientifique. « En démographie, l’homéostasie [processus de retour naturel à l’équilibre] est un modèle idéologique », rappelle François Héran, professeur honoraire au Collège de France et ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques. Cependant, note-t-il, « beaucoup de pays engagés dans la seconde transition démographique [espérance de vie élevée et fécondité durablement faible] mènent des politiques d’immigration utilitaristes, à l’image de l’Allemagne, à des fins économiques, car les politiques natalistes ne peuvent enrayer les baisses de population ».

Outre-Rhin, en effet, où les décès l’emportent sur les naissances depuis 1972, la politique migratoire a permis de faire en sorte que la population, alors de 78,5 millions d’habitants, passe à 84,4 millions en 2023, relève le démographe Hervé Le Bras, dans un article de la revue Politique étrangère, de l’IFRI (juin 2026). » […]

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Lisez l’article d’Hervé Le Bras ici et retrouvez le sommaire complet du numéro anniversaire sur le site de l’Ifri.

Retrouvez l’article du Monde ici.