Auteur/autrice : Politique Etrangère Page 448 of 616

Welcome to the Poisoned Chalice

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Vincent Bignon propose une analyse de l’ouvrage de James K. Galbraith, Welcome to the Poisoned Chalice. The Destruction of Greece and the Future of Europe  (Yale University Press, 2016, 232  pages).

blog_poison-chalice

Quand en janvier 2015, Yanis Varoufakis accueille James Galbraith dans les locaux du ministère grec des Finances, il lui dit : « Bienvenue au pays du calice empoisonné ! ». Galbraith, professeur à l’université du Texas à Austin, est très actif dans les milieux socio-démocrates européens. Il arrive à Athènes avec quelques banquiers de Lazard pour y conseiller le nouveau ministre. Il y reviendra quelques jours par mois jusqu’en juillet et sera l’un des experts du « plan B », c’est-à-dire des mesures que la Grèce aurait dû prendre si elle était sortie de la zone euro. Galbraith publie dans ce livre ses différentes contributions au débat sur la gestion européenne de la crise grecque. On y trouve les conférences qu’il a données pour des cercles de réflexion européens, des tribunes publiées dans la presse depuis mai 2010, quelques courriels, ainsi que des mémos écrits pour Varoufakis.

Green Parties in Europe

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Florence Faucher propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Émilie van Haute, Green Parties in Europe  (Routledge/Université libre de Bruxelles, 2016, 338  pages).

blog_recension_green-parties

L’écologie politique et électorale a plus de 40 ans, et les partis qui l’incarnent sont bien installés dans l’espace politique européen. Ils sont entrés au Parlement européen, dans les parlements nationaux, dans les conseils locaux et régionaux avec une grande diversité de labels, de projets et d’alliances. Ils ont également participé à des gouvernements de coalition dans neuf pays de l’Union européenne. Pourtant, la question de l’unité de la famille politique verte demeurait peu expliquée systématiquement, en partie parce que l’on ne disposait pas de données comparatives suffisantes. Émilie van Haute a réuni une équipe d’experts internationaux, familiers pour certains de ces organisations depuis plus de 20 ans, pour proposer un bilan des savoirs sur les partis verts. Leur travail démontre l’existence d’une famille partisane nouvelle à part entière.

Le Système monétaire européen après cinq ans

Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir un autre texte marquant de la revue Politique étrangère, écrit par l’ancien Premier ministre Raymond Barre : « Le Système monétaire européen après cinq ans », publié dans le numéro de printemps 1984 (n°1/1984).

raymond-barre-pe80ans

Raymond Barre (1924-2007) a occupé le poste de Premier ministre de 1976 à 1981. Il a également été ministre de l’économie, vice-président de la Commission européenne chargé des affaires économiques et financières, député du Rhône et maire de Lyon. Il est parfois présenté comme « le meilleur économiste » de sa génération.

« Le Système monétaire européen fonctionne maintenant depuis cinq ans. C’est un beau succès pour une réalisation communautaire qui suscita au départ beaucoup de scepticisme, sinon d’hostilité. Le SME marquait l’aboutissement d’un long effort pour doter la Communauté d’une organisation monétaire qui lui permette d’affirmer son originalité et de rechercher la stabilité. C’est en février 1969, alors que l’on pouvait déjà pressentir ce que l’on devait appeler plus tard la « crise monétaire internationale », que j’avais présenté au nom de la Commission des Communautés européennes, des propositions en vue d’organiser une coopération économique et monétaire plus étroite entre les Six. Ce fut à l’époque une proposition tenue pour insolite. La réponse fut donnée en termes de surenchère : pourquoi faire preuve de tant de timidité et de prudence alors que la Communauté devrait devenir à terme une Union économique et monétaire !

Terrorisme et mondialisation

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). François Thuillier propose une analyse de l’ouvrage de Jenny Raflik, Terrorisme et mondialisation. Approches historiques  (Gallimard, 2016, 416  pages).

terrorisme-et-mondialisation

L’analyse du phénomène terroriste souffre de nombreuses lacunes. Parmi elles, une certaine forme de paresse intellectuelle qui consiste à limiter sa pensée à la visée de son regard. Là où les politistes l’imaginent en complot ou en stratégie, les sociologues y voient le produit de rapports de force collectifs, et les psychologues de trajectoires individuelles disloquées. Les orientalistes essentialisent autour des marges honteuses d’une religion, et tous, finalement, abandonnent les praticiens de la lutte antiterroriste aux thèses souvent les plus bruyantes et les plus simplificatrices. Les anthropologues se taisent encore (s’agissant pourtant d’une violence archaïque, d’une loi du sang clanique). Mais ce n’est plus le cas des historiens, et ils sont les bienvenus tant la mise en perspective d’un événement aide à sa compréhension.

Page 448 of 616

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén