En attendant la sortie de notre numéro d’été (J-4 !), nous vous invitons à lire l’article offert par la rédaction, celui de Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, à paraître dans le prochain numéro. En voici un extrait.
« COVID-19 : le monde d’après est déjà là » > > Lisez l’article dans son intégralité ici < <
Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro d’été 2020 de Politique étrangère (n° 2/2020) – disponible dès 5 juin – que vous avez choisi d'(é)lire : « Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique » écrit par Martin Quencez.
L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2017 annonçait le début d’une nouvelle ère. Durant la campagne, le candidat républicain n’avait laissé aucun doute sur sa volonté de rompre avec les administrations passées, y compris en matière internationale. « Notre politique étrangère est un désastre total », déclarait-il en avril 2016, listant une longue série « d’humiliations » récentes subies par son pays. Alors qu’approche l’élection présidentielle de novembre 2020, un bilan s’impose.
La rédaction de Politique étrangère a le plaisir de vous offrir en avant-première l’article de Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, à paraître dans le prochain numéro de la revue (2/2020). Il y analyse les conséquences de la crise du COVID-19.
« Choc sanitaire au départ, le COVID-19 est devenu très vite un choc économique et social totalement inédit. Cet arrêt qui confine chez eux plusieurs milliards d’individus, aucun économiste n’aurait pu l’imaginer. Ses conséquences iront donc bien au-delà de ce que l’on a pu connaître en 2008. Nous voici donc encore à un moment existentiel pour l’Union européenne. La manière dont nous le gérerons affectera la cohésion de nos sociétés, la stabilité de nos systèmes politiques nationaux, et l’avenir de l’intégration européenne. Le temps est à panser les plaies des crises précédentes, et non à les creuser. Pour ce faire, les institutions et les politiques européennes doivent pouvoir toucher le cœur et l’esprit des Européens. Et dans ce domaine il y a encore beaucoup à faire… »
L’enjeu énergétique et
climatique au Moyen-Orient est un concentré de superlatifs. La région abrite
les principales réserves mondiales de pétrole et de gaz. Elle produit le tiers
du pétrole consommé dans le monde, mais doit faire face à une concurrence accrue, des producteurs nord-américains
notamment. La région compte des États
comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) ou encore le Qatar, qui
font partie des plus importants émetteurs de CO2 par habitant au
monde. Leur consommation d’énergie ne cesse de croître, favorisée par des
subventions aux énergies fossiles qui sont parmi les plus élevées du monde. La
consommation d’eau par habitant y bat des records et sa principale source, le
dessalement, est particulièrement énergivore. La croissance économique et
démographique s’y traduit par des besoins nationaux en électricité croissants.
La région est aussi directement exposée au réchauffement climatique, soumise à
un stress hydrique de plus en plus important. Face à cela l’ensoleillement
forme un potentiel immense de production d’électricité solaire mais les mix
électriques restent encore aujourd’hui largement dominés par les énergies
fossiles.
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