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Le 1er avril 2024, des frappes attribuées à Israël ont touché un quartier de Damas abritant notamment le consulat iranien. Cette action militaire a tué onze personnes, dont deux hauts gradés de la Force Al-Qods pour la Syrie et le Liban, Mohammad Reza Zahedi et Mohammad Hadi Haji Rahimi. L’événement a fait l’objet d’une couverture médiatique importante mais, hormis les répercussions régionales de la guerre à Gaza, la Syrie est sortie des feux de l’actualité. Pourtant, en mars 2024, des enquêteurs onusiens faisaient état dans un rapport public de niveaux de violence parmi les plus élevés depuis quatre ans. La guerre civile est donc loin d’y être refermée.
La mise en œuvre des dispositions du Statut de Rome a déjà connu plusieurs temps. À mesure que sont mis en cause les plus hauts responsables, ou que la Cour pénale internationale intervient dans des conflits majeurs et non clos (Ukraine, Palestine), les positions des États – parties ou non au Statut – évoluent. Les années à venir devront préciser les positions des États parties, les méthodes de la Cour et sa place dans l’architecture juridique internationale.
Le 7 octobre 2023, alors que l’attaque du Hamas est toujours en cours, son commandant militaire Mohammed Deif invite l’Axe de la résistance à rejoindre la lutte en ces termes : « Nos frères de la résistance islamique au Liban, en Iran, au Yémen, en Irak et en Syrie, c’est aujourd’hui que votre résistance s’unit à votre peuple en Palestine. » S’ouvre alors une ère nouvelle, marquée par une mobilisation multi-fronts de l’ensemble des proxys iraniens (Hamas, Houthis, milices irakiennes, Hezbollah…). Comme le suggèrent les propos de Deif, vraisemblablement tué à Gaza neuf mois plus tard, le réseau conçu par l’Iran a vu, en un an, ses liens inter-proxys se resserrer significativement. Dès lors, si une forme de subordination aux Gardiens de la révolution demeure la clé de voûte de cet ensemble, une coordination entre proxys plus décentralisée se fait jour – bien illustrée par le rapprochement entre Houthis et milices irakiennes.
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