La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Daniel Bell, intitulé « Les élections américaines et les changements de la société », et publié dans le numéro 4/1994 de Politique étrangère.

Pour la première fois, depuis la présidence de Dwight Eisenhower il y a quarante ans, le Parti républicain contrôlera les deux chambres du Congrès : la Chambre des représentants et ses 435 membres, le Sénat et ses 100 membres. Newt Gingrich, d’Atlanta (Géorgie), sera le speaker (président) de la Chambre des représentants et, à ce titre, il aura la haute main sur l’ordre du jour politique. Robert Dole du Kansas sera la figure dominante du Sénat, en tant que chef de la majorité républicaine. L’ensemble des commissions du Congrès, auxquelles sont soumises toutes les propositions de loi, seront entre les mains du Parti républicain. Ce succès électoral accroît également la possibilité de voir Robert Dole se présenter à l’élection présidentielle de 1996. Le président Clinton dispose encore de deux années de mandat mais, compte tenu de la majorité écrasante dont bénéficie l’opposition, il risque de devenir ce que les Américains appellent un lame duck, c’est-à-dire un président en fin de mandat, privé de toute capacité d’action.



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