Catégorie : Sélection d’archives Page 9 of 41

Les articles rédigés par de grands noms au cours des 75 ans d’existence de PE

L’avenir du monde occidental

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue.
Nous vous proposons aujourd’hui un article de Robert Strausz-Hupé, intitulé « L’avenir du monde occidental » et publié dans le numéro 4-5/1963.

Je dois à un maître sage et éclairé d’avoir été familiarisé dès mon jeune âge avec Thucydide et son Histoire de la Guerre du Péloponnèse ainsi qu’avec les Vies de Plutarque. J’en ai retiré un enseignement qui a fortement marqué mon esprit : c’est parce que les cités grecques n’ont pas su s’allier contre le danger, commun qu’elles ont péri. Philippe de Macédoine n’eut qu’à les cueillir les unes après les autres.

N’ayant à cet âge aucune expérience des hommes et de la politique, je m’interrogeais sur l’incapacité manifeste des Grecs à discerner un danger si évident pour tous et une solution à leur problème qui sautait aux yeux. C’est peut-être la même angoisse avec laquelle je suivais dans les pages de mon livre la désintégration, par une défaite commune, d’une Grèce divisée, qui m’étreint de nouveau aujourd’hui lorsque je contemple le désarroi de l’Alliance atlantique.

La politique européenne et américaine d’Israël

La rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Paul Giniewski, intitulé « La politique européenne et américaine d’Israël », et publié dans le numéro de printemps 1971.

Depuis la guerre des Six jours, la politique étrangère d’Israël a subi des changements évidents. La rupture par la France de son alliance non écrite avec l’Etat juif en a été le point de départ et le signe le plus visible. L’interruption des relations diplomatiques avec l’URSS, à l’initiative de celle-ci, et l’appui de plus en plus résolu qu’Israël a dû prendre sur les Etats-Unis, en ont été les conséquences, avec une portée probablement plus profonde. Sans aborder ici l’analyse de ces trois phénomènes, on veut définir les lignes de force de l’actuelle politique européenne d’Israël. On remarquera d’emblée qu’elle est hypothéquée dans une certaine mesure par les rapports israélo-américains. Et limitée, presque au sens géographique du terme, par le blocage, à l’Ouest de l’Europe par la France, à l’Est, par le bloc soviétique, de ses possibilités de manœuvre.

Cuba et les États-Unis

La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue.
Nous vous proposons aujourd’hui un article de Jean-Pierre Derisbourg, intitulé « Cuba et les États-Unis », et publié dans le numéro de printemps 2000.

En janvier 1959, Fidel Castro triomphait ; descendant de la montagne, ses troupes barbues saisissaient sans bain de sang La Havane. Nombreux étaient ses soldats qui portaient un chapelet autour du cou et une foule délirante les applaudissait. Cuba se croyait à l’aube d’une période de justice sociale et de démocratie mettant fin à la longue dictature sanglante de Fulgencio Batista ; le rêve devait vite tourner au cauchemar avec l’instauration de la dictature du parti unique, les nationalisations, les confiscations, l’abolition de la propriété privée, et les camps de travaux forcés, notamment dans les champs de canne à sucre. Un million de Cubains, presque un sur dix, choisiront l’exil, largement vers la Floride et le reste des États-Unis. En 1959, le revenu par tête d’habitant était le 4e parmi les plus élevés de l’Amérique latine : il est aujourd’hui le plus bas avec
1 300 dollars par habitant et par an.

La France et l’Europe : le rêve ambigu ou la mesure du rang

La rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Philippe Moreau Defarges, intitulé « La France et l’Europe : le rêve ambigu ou la mesure du rang », et publié dans le numéro de printemps 1986.

Il y avait déjà longtemps qu’on pouvait regarder l’Europe chrétienne (à la Russie près) comme une espèce de grande république partagée en plusieurs Etats (…) tous ayant les mêmes principes de droit public et de politique, inconnus dans les autres parties du monde ». Ce texte de Voltaire définit l’idée française de l’Europe. Pour l’homme des Lumières, seuls importent
« le genre humain », « l’Humanité », dont Frédéric de Prusse est l’allié : quant à la France, elle existe non par la diplomatie de Louis XV, mais par son ironie, sa manière de vivre, ce rayonnement que lui assurent ses philosophes. L’Europe est spontanément, naturellement française.

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