PE n° 3/2022 en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2022) est disponible ! Au sommaire, un dossier d’une dizaine d’articles autour de la guerre d’Ukraine. De la fragilité alimentaire mondiale qu’elle provoque aux politiques de défense européennes, en passant par les outils de sanctions comme SWIFT ou le brouillard informationnel ambiant : de nombreux concepts sont abordés. Au-delà, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : la prochaine élection présidentielle au Brésil, le XXe Congrès du Parti communiste chinois, le sort du Liban, entre Arabie Saoudite et Iran…

Au-delà de ses enjeux tactiques, multiples sont déjà les conséquences du conflit ukrainien, plus nombreux encore seront ses suites sur le système mondial. Politique étrangère parcourt ces perspectives dans un dossier exceptionnel.

Quels rapports entre grandes puissances – États-Unis, Chine, Russie, Europe – émergeront de la guerre ? La Chine peut-elle craindre l’issue du conflit, ou bénéficiera-t-elle des nouveaux équilibres du monde ? La mondialisation, l’ouverture des échanges pourront-ils survivre : SWIFT se ferme, mais le risque d’insécurité alimentaire semble imposer le maintien d’un monde relativement ouvert. Le poids silencieux du nucléaire, l’usage tous azimuts des technologies de l’information – en particulier à travers l’information civile – annoncent-ils un bouleversement des règles des futurs affrontements ? Et l’Europe dans tout ça ? Réussira-t-elle à se réveiller, dans un monde qui oppose sa force brute à son pacifisme commercial ? La guerre d’Ukraine bouleverse nombre de réflexes issus des trente dernières années, alors même –paradoxe – qu’elle est considérée comme provinciale dans une bonne partie du. Un monde agité d’autres enjeux : les présidentielles du Brésil, le congrès à venir du Parti chinois, l’effondrement annoncé du Liban, la lutte des Africains pour recouvrer une mémoire culturelle niée par la colonisation : tous enjeux aussi présents dans ce numéro de Politique étrangère.

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Israël, une démocratie fragile

Cette recension croisée constitue la note de tête du numéro d’automne 2022 de Politique étrangère (n° 3/2022). Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Samy Cohen, Israël, une démocratie fragile (Fayard, 2021, 288 pages), Emmanuel Navon, L’Étoile et le Sceptre. Histoire diplomatique d’Israël (Hermann, 2022, 472 pages) et Thomas Vescovi, L’échec d’une utopie. Une histoire des gauches en Israël (La Découverte, 2021, 372 pages).

Alors que le président des États-Unis Joe Biden a entamé sa tournée au Moyen-Orient par un séjour en Israël où il a été accueilli avec circonspection, l’État hébreu connaît un nouvel épisode d’incertitude politique. La démission du Premier ministre Naftali Bennett (Yamina) le 19 mai dernier a provoqué des élections anticipées prévues en novembre, les cinquièmes en quatre ans. Cette incapacité à se rassembler autour d’une personnalité politique, après les démêlées judiciaires ayant entaché la crédibilité de Benjamin Netanyahou, interroge sur la santé de la démocratie israélienne : cette dernière est-elle en crise ? Quelles seraient les conséquences internationales de son basculement vers une « démocrature » ? Quel rôle Israël doit-il jouer dans une région centrale pour les approvisionnements mondiaux en hydrocarbures, rendus plus critiques encore après l’invasion de l’Ukraine par la Russie ?

[CITATION] Guerre d’Ukraine : un modèle coréen ?

Lisez l’article de Pierre Grosser ici.

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Guerre d’Ukraine : un modèle coréen ?

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article du numéro d’automne 2022 de Politique étrangère (n° 3/2022)« Guerre d’Ukraine : un modèle coréen ? », écrit par Pierre Grosser, historien et spécialiste des relations internationales.

La guerre en Ukraine renforce les pratiques du pouvoir russe l’instrumentalisation et de manipulation de l’histoire, notamment de la Grande Guerre patriotique, devenue une source majeure de légitimation. À l’Ouest, l’agression russe ravive des analogies historiques déjà surutilisées. Ceux qui appellent à des discussions avec Moscou et à un règlement rapide évoquent le risque d’une escalade tragique, comme en 1914 à cause de dirigeants « somnambules ». Tandis que ceux qui s’alarment d’un retour à un monde de puissances autoritaires expansionnistes insistent sur la nécessité de contrer l’agresseur aux intentions génocidaires, assimilé à Hitler, ce qui n’avait pas été fait dans les années 1930, de ne pas lui faire de concessions dans des négociations (de type « Munich ») et d’obtenir la chute de son régime. La guerre de Corée (1950-1953) peut aussi nourrir des analogies, à la fois dans son déroulement et dans ses conséquences. Ses enjeux étaient alors eurasiatiques : on craignait que l’URSS n’en profite pour attaquer en Europe. La guerre en Ukraine l’est également : elle a immédiatement fait craindre une offensive chinoise dans son voisinage, en particulier sur Taïwan.

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