
Lisez l’article de Jean-François Bureau ici.
Retrouvez le sommaire du numéro 1/2022 de Politique étrangère ici.
Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2022 de Politique étrangère (n° 1/2022). Denis Bauchard, ancien ambassadeur, propose une analyse de l’ouvrage de Michel Duclos, La France dans le bouleversement du monde (Éditions de l’Observatoire, 2021, 320 pages).
Michel Duclos propose une riche synthèse sur la place et le rôle de la France dans un monde dangereux et déboussolé. La fin de la guerre froide a déréglé la boussole stratégique que le président de Gaulle avait « léguée à ses successeurs ». Il s’est ensuivi une politique étrangère française fondée sur la priorité européenne, la gestion de crise et un « incontestable rapprochement sur le plan opérationnel avec les États-Unis ». Mais il en a résulté une « érosion du consensus » qui présidait à notre politique étrangère. La victoire américaine sur le communisme s’est accompagnée d’une « désoccidentalisation du monde », en clair une perte d’influence de l’Occident liée au choc du 11 Septembre, à la gravité de la crise de 2008 et à la montée en puissance de la Chine, à quoi s’ajoutent les effets pervers de trop nombreuses interventions guerrières qui ont abouti, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, aux désastres que l’on connaît.
Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2022 de Politique étrangère (n° 1/2022). Jean-Louis Rastouin propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Antoine Bernard de Raymond et Delphine Thivet, Un monde sans faim. Gouverner la sécurité alimentaire (Presses de Sciences Po, 2021, 304 pages).

Voici un ouvrage collectif traitant de la lancinante question de l’insécurité alimentaire mondiale, qui accompagne, selon l’expression de Massimo Montanari, toute l’histoire de l’humanité et demeure non résolue à ce jour. Cette problématique est abordée à partir de la crise financière de 2007-2008, caractérisée – notamment – par une très forte volatilité des prix des denrées alimentaires de base. L’approche adoptée par les auteurs est résolument multidisciplinaire, mobilisant sciences humaines et sociales (sociologie, anthropologie, politique, économie, droit, histoire, géographie…) : un choix pertinent s’agissant d’une crise globale multifactorielle, objet de recherche polysémique.
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