Géopolitiques de la culture

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Antoine Pecqueur propose une analyse de l’ouvrage de Bruno Nassim Aboudrar, François Mairesse et Laurent Martin, Géopolitiques de la culture. L’artiste, le diplomate et l’entrepreneur (Armand Colin, 2021, 320 pages).

Après une pause forcée pendant plusieurs mois du fait de la crise sanitaire, le secteur culturel se relance, au cœur d’enjeux géopolitiques et géoéconomiques. Forte du succès de Squid Game, la Corée du Sud affirme sa puissance en matière d’industries culturelles. Et la France cherche à améliorer son lien avec les pays africains en lançant le processus de restitution d’œuvres d’art pillées pendant la colonisation ; vingt-six statuettes viennent ainsi d’être rendues au Bénin. Deux exemples qui montrent que la culture est loin d’être anecdotique dans les relations internationales. Le sujet n’ayant été que peu étudié, on ne peut que se réjouir de la publication de cet ouvrage signé de trois professeurs de Sorbonne-Nouvelle, au titre qui interpelle par son choix de mettre le terme géopolitique au pluriel.

Crise en Ukraine, sanctions envisagées contre la Russie : Thierry de Montbrial livre son analyse

Invité dans le 23 heures de Franceinfo mardi 25 janvier, Thierry de Montbrial, président de l’IFRI, détaille la stratégie de la Russie dans la crise qui a lieu en Ukraine. La journaliste Patricia Loison en profite pour présenter le dossier du numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021) consacré à l’Europe et intitulé « Europe, sorties de crise ».

Président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Thierry de Montbrial présente, sur le plateau du 23 heures de Franceinfo mardi 25 janvier, Europe, sortie de crises, le nouveau numéro de la revue de son institut. Interrogé sur la situation en Ukraine et notamment les mouvements de troupes russes à la frontière, il déclare que « ça fait partie de la gesticulation qui est tout à fait habituelle dans les relations internationales. Ce qu’il faut voir, c’est quels sont les buts de Poutine. Les buts de Poutine sont extrêmement simples et on les connaît depuis plus de vingt ans. Les Russes ne veulent pas reconstituer l’empire, ça n’a aucun sens. Ils veulent qu’il n’y ait pas de menace dans leur voisinage. Tout grand État résonne de cette manière », analyse-t-il. Selon lui, l’objectif de la Russie est d’obtenir « une nouvelle conférence sur la sécurité en Europe qui règle les relations entre ces pays ».

[CITATION] Pologne : la tentation autocratique peut-elle s’inverser ?

Accédez à l’article de Georges Mink ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 4/2021 de Politique étrangère ici.

« La revue ‘Politique étrangère’ appelle la France à trouver sa ‘grande stratégie' »

Dans le cadre des élections présidentielles et de la présidence française de l’Union européenne (PFUE) à venir, Marc Semo a publié le 21 janvier dernier pour Le Monde un article consacré au dossier du numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021). « Comment redonner un cap à la politique étrangère française ? ». Pour répondre à cette question, il cite notamment l’article de Thierry de Montbrial, « La politique étrangère de la France : un cap pour les trente prochaines années » et celui de Martin Briens et Thomas Gomart, « Comment préparer 2050 ? De la ‘prévoyance’ à la ‘grande stratégie’ ».

La revue des revues. Comment redonner un cap à la politique étrangère française ? L’élection présidentielle devrait être l’occasion d’un tel débat, d’autant plus qu’il s’agit, selon la Constitution, du « domaine réservé » du chef de l’État et qu’il y consacre une bonne partie de son temps. C’est pourtant rarement le cas même si, cette année, en raison de la présidence française du Conseil de l’Union européenne pour six mois et de l’engagement européen d’Emmanuel Macron, le sujet sera plus présent. Dans sa dernière livraison, Politique étrangère, la revue de l’Institut français des relations internationales (IFRI), y consacre un riche dossier.

« En France, nous vivons sur une politique étrangère qui, après l’effondrement de la seconde guerre mondiale, a préservé jusqu’à nous les principes posés par la IVe République (lien transatlantique, construction européenne, siège permanent au Conseil de sécurité, arme nucléaire…). Des principes précisés et élargis à une dimension “tiers-mondiste” par de Gaulle puis assumé par ses successeurs », note Thierry de Montbrial.

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