La quête nucléaire de l’Iran

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Morgan Paglia propose une analyse de l’ouvrage de Marie-Hélène Labbé, La quête nucléaire de l’Iran (Sorbonne Université Presses, 2020, 160 pages).

Auteur d’une série de travaux sur la prolifération nucléaire, Marie-Hélène Labbé, visiting fellow à l’université de Durham au Royaume-Uni, signe ici un nouvel ouvrage consacré au programme nucléaire iranien.

Sa première partie évoque les origines de la quête nucléaire de Téhéran, notamment les ambitions du programme civil développé pendant l’ère du shah et le basculement sur un programme militaire après l’établissement de la République islamique. Arme de prestige et de sécurité, l’atome est l’outil qui répond le mieux au complexe d’encerclement iranien alimenté par les bouleversements géopolitiques de l’histoire récente du Moyen-Orient : la guerre Irak-Iran, les multiples interventions occidentales dans les pays limitrophes, et les rivalités avec les puissances du Moyen-Orient.

The Caravan

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2021 de Politique étrangère (n° 1/2021). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri et rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Thomas Hegghammer, The Caravan: Abdallah Azzam and the Rise of Global Jihad (Cambridge University Press, 2020, 696 pages).

Fruit d’années de recherches, The Caravan est un ouvrage imposant dans tous les sens du terme. Par son volume, d’une part, auquel s’ajoute, pour lecteurs insatiables, un site web (azzambook.net) permettant d’explorer de nombreux documents d’archives. Par son contenu, d’autre part : il constitue un apport important à l’historiographie du terrorisme contemporain, et sa lecture s’impose à tous ceux qui veulent comprendre finement les origines d’al-Qaïda. Il ne se contente pas de décrire la vie et l’œuvre d’un idéologue majeur du djihadisme transnational : il nous plonge dans l’atmosphère du Peshawar des années 1980, avec ses réfugiés, ses travailleurs humanitaires, ses espions et ses volontaires affluant du monde arabe pour soutenir les moudjahidines afghans contre l’envahisseur soviétique.

Philanthropes sans frontières : 3 questions à Charles Sellen

Auteur de l’article « Philanthropes sans frontières : la générosité privée au secours du monde ? » paru dans le numéro de printemps de Politique étrangère  (n°1/2021)Charles Sellen, docteur en économie internationale (Sciences Po) et Inaugural Global Philanthropy Fellow à la Indiana University Lilly Family School of Philanthropy, répond à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) Quelle place la philanthropie occupe-t-elle sur la scène internationale ?

La philanthropie privée occupait traditionnellement une place discrète, à l’arrière-plan. Aujourd’hui son influence est croissante, intervenant désormais en pleine lumière sur le devant de la scène internationale.

Ce n’est pourtant pas un phénomène nouveau : l’Ordre de Malte s’inscrit dans ce registre depuis l’époque médiévale. Henry Dunant, fondateur du Comité international de la Croix-Rouge au XIXe siècle, peut être considéré comme l’un des premiers philanthropes internationaux des temps modernes. Les fondations Carnegie et Rockefeller sont actives hors des États-Unis depuis plus d’un siècle, et ont pratiqué ce qui s’apparente à de « l’aide au développement » longtemps avant la création des institutions de Bretton Woods.

[CITATION] L’Afrique des pauvretés à l’heure du COVID-19

Accédez à l’article de Georges Courade ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 1/2021 de Politique étrangère ici.

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