American Military History

Rémy Hémez propose pour le blog de Politique étrangère une analyse de l’ouvrage de Joseph T. Glatthaar, American Military History (Oxford, Oxford University Press, 2020, 140 pages).

En annonçant en mars 2021 le retrait des troupes américaines d’Afghanistan d’ici le 11 septembre 2021, le président Biden a tourné une nouvelle page de la courte – moins de deux siècles et demi – mais très riche histoire militaire des États-Unis. Joseph T. Glatthaar professeur d’histoire à l’université Chapel Hill de Caroline du Nord et auteur de nombreux livres, en particulier sur la guerre de Sécession, nous en donne une utile synthèse dans ce 657e volume de la fameuse série des « Very Short Introduction », équivalent britannique des « Que Sais-Je ? ».

Suprémacistes

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Philippe-Joseph Salazar, Suprémacistes. L’enquête mondiale chez les gourous de la droite identitaire (Plon, 2020, 304 pages).

« Une idéologie nouvelle, après avoir longtemps incubé, se lève à l’horizon de l’Europe et des États-Unis » : l’hypothèse, qui ouvre l’enquête de Philippe-Joseph Salazar, se vérifie au fil des entretiens multiples qui forment la trame de l’ouvrage – cette idéologie nouvelle pourrait bien structurer dans les années à venir l’évolution politique de nos démocraties.

Obama’s Fractured Legacy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). Mathilde Velliet propose une analyse de l’ouvrage dirigé par François Vergniolle de Chantal, Obama’s Fractured Legacy: The Politics and Policies of an Embattled Presidency (Edinburgh University Press, 2020, 384 pages).

L’arrivée d’une nouvelle administration s’accompagne de promesses et d’espoirs d’actions transformatrices. Cet ouvrage examine pourquoi les immenses espérances de changement suscitées par l’élection de Barack Obama, alors comparé à un nouveau Franklin D. Roosevelt, n’ont pu se concrétiser. Au croisement de l’histoire et des sciences sociales, ce travail s’appuie sur l’analyse de nombreux champs et acteurs de la politique intérieure américaine, pour révéler les limites du pouvoir du président Obama, et plus largement de l’institution présidentielle moderne comme moteur de réforme sociale. Les 13 chapitres étudient les enjeux de l’héritage d’Obama liés aux institutions, aux politiques et aux mouvements sociaux.

Les Européens réticents à une opposition frontale avec Pékin

Le 11 juin dernier, Frédéric Lemaître a publié dans Le Monde un article consacré à la relation européenne avec l’Asie, et notamment la Chine. Il cite à cette occasion le dossier du numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2021), « L’Asie de l’Est face à la Chine » et plus particulièrement l’article de Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée au Centre Asie de l’Ifri, « Chine et Asie du Sud-Est: les jeux sont-ils faits ? ».

On espérait un dialogue. Ce ne fut qu’une succession de monologues chinois. Organisé simultanément à Chongqing et à Rome le mardi 8 juin, le cinquième « séminaire Chine-Europe sur les droits humains » a fait un flop. Aucun officiel européen n’y a participé. Prévu pour se tenir cette année en Italie, ce rendez-vous, pour lequel les Chinois consacrent des moyens considérables, s’est tenu en duplex avec Rome. Pourtant, aucun membre du gouvernement Draghi n’y a fait la moindre apparition. Même le consul italien à Chongqing n’a pas daigné y faire un saut.

Tout juste a-t-on eu droit à quelques élus locaux de la Péninsule, venus dire que la Chine était un pays formidable et qu’elle le serait encore davantage si elle autorisait les Chinois à faire à nouveau leurs emplettes à Rome et Milan. Il est vrai que, de leur côté, les Chinois n’avaient pas fait le moindre effort. Le thème retenu pour la rencontre le prouve : le Covid-19 et la garantie du droit à la vie et à la santé. Les uns après les autres, les Chinois ont expliqué que, grâce à Xi Jinping, la Chine avait sauvé d’innombrables vies durant l’épidémie. Et comme la vie est le premier des droits de l’homme, la Chine respecte donc ceux-ci. CQFD. On l’a compris : ni le Xinjiang ni Hongkong n’étaient à l’ordre du jour.

« Il faut parler avec la Chine »

Depuis le 22 mars et l’annonce par Pékin de sanctions contre des responsables politiques européens, l’Union ne sait quelle attitude adopter face à la Chine. « Les conditions politiques d’un dialogue de ce type ne sont pas réunies », expliquent les Européens pour justifier leur absence au séminaire. Mais, ajoutent-ils aussitôt, « il faut parler avec la Chine ». Juste avant la visite de Joe Biden au G7, Charles Michel, le président du Conseil européen, a une nouvelle fois défendu l’accord sur les investissements conclu fin décembre 2020, même si celui-ci semble mort-né. […]

Le constat s’impose encore davantage à ses voisins. Traditionnellement, le Japon, la Corée du Sud mais aussi les pays de l’ASEAN, notamment Singapour, les Philippines, la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie, sont dans la sphère d’influence américaine. Mais comme le montre le dossier que vient de publier la revue Politique étrangère, tous ces pays sont écartelés entre leur crainte de l’expansionnisme de la Chine et l’irrésistible attrait de son marché.

« A terme, ce que vise Pékin, c’est substituer un système référentiel chinois au système américaine, et convaincre les pays de la région de l’intérêt et de la logique naturelle d’une communauté de destin, y compris sécuritaire », explique Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse à l’Institut français des relations internationales. […]

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Lisez l’article du Monde dans son intégralité ici.

Lisez l’article de Sophie Boisseau du Rocher, « Chine et Asie du Sud-Est : les jeux sont-ils faits ? » ici.

Découvrez le sommaire de notre numéro d’été (n° 2/2021) ici.

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