«  La majorité des Écossais soutient l’indépendance  »

Dans une interview accordée le 17 décembre à La Croix, Kirsty Hughes, directrice du Scottish Center on European Relations, revient sur le Brexit et ses conséquences pour le Royaume-Uni, notamment les Écossais. Kirsty Hugues est l’auteure de l’article « Le Brexit et la fragmentation du Royaume », dans le dernier numéro de Politique étrangère (n° 4/2020) qui consacre son dossier principal au Brexit.

La Croix : Avec le Brexit, les tensions entre les différentes composantes du Royaume-Uni s’accentuent. Y a-t-il le risque d’un éclatement ?

Kirsty Hughes : Il y a des tensions constitutionnelles entre les quatre parties du royaume, l’Écosse, l’Irlande du Nord, le pays de Galles et l’Angleterre, ce qui peut paraître étonnant pour un pays qui n’a pas de Constitution écrite. Ces tensions existaient avant le Brexit, depuis le référendum écossais de 2014, même si le vote a donné une majorité de 55 % pour rester dans le Royaume-Uni.

[CITATION] La politique étrangère britannique après le Brexit

Accéder à l’article de Stephen Wall, « La politique étrangère britannique après le Brexit : la géographie, c’est le destin » ici.

Retrouvez le sommaire complet du numéro 4/2020 de Politique étrangère ici.

Assassinats ciblés

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2020-2021 de Politique étrangère (n° 4/2020). Laure de Rochegonde, chercheuse au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Amélie Férey, Assassinats ciblés. Critique du libéralisme armé (CNRS Éditions, 2020, 368 pages).

Si le fait d’abattre un ennemi n’est pas nouveau, la conduite de la guerre au XXIe siècle a vu l’émergence de tactiques visant à l’éliminer avant même qu’il n’attaque. Ces opérations d’assassinats ciblés ne sont toutefois pas respectueuses du cadre légal international. Pourquoi une pratique considérée comme illégale a-t‑elle été adoptée par des États censés placer le respect du droit international au cœur de leur politique étrangère ? C’est cette énigme que s’attache à résoudre Amélie Férey, chercheuse en science politique au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), dans cet ouvrage issu des recherches et des enquêtes de terrain menées pour sa thèse de doctorat.

Russia-NATO: Controlling Confrontation

This article is the English version of : Dmitri Trenin, « Russie/OTAN : maîtriser la confrontation », published in Politique étrangère, Vol. 81, Issue 4 , 2016.

NATO’s Warsaw Summit in July 2016 translated into hard military facts the consequences of the political decisions announced at the alliance’s Wales Summit in September 2014, in response to Russia’s actions in Ukraine. As a result, politico-military standoff has returned to Europe after a quarter-century-long “holiday period” of security cooperation ushered in by the end of the Cold War. This new-old standoff will probably last a long time, and heavily affect the security of all countries in Europe, whether members of NATO or not. The situation needs to be taken seriously, with a view to, in the first instance, managing the very real immediate risks that flow from it, and, in the second instance, looking for ways to provide stability to Europe’s downgraded security situation.

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