En attendant la sortie de notre numéro d’été (J-4 !), nous vous invitons à lire l’article offert par la rédaction, celui de Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, à paraître dans le prochain numéro. En voici un extrait.
« COVID-19 : le monde d’après est déjà là » > > Lisez l’article dans son intégralité ici < <
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 2/2020) va bientôt paraître ! COVID-19, Trump, UE post-Brexit… Impatients ? Découvrez le sommaire en quelques secondes seulement !
Sommaire du Politique étrangère de l’été (n° 2/2020)
En attendant ce numéro estival, lisez gratuitement :
Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro d’été 2020 de Politique étrangère (n° 2/2020) – disponible dès 5 juin – que vous avez choisi d'(é)lire : « Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique » écrit par Martin Quencez.
L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2017 annonçait le début d’une nouvelle ère. Durant la campagne, le candidat républicain n’avait laissé aucun doute sur sa volonté de rompre avec les administrations passées, y compris en matière internationale. « Notre politique étrangère est un désastre total », déclarait-il en avril 2016, listant une longue série « d’humiliations » récentes subies par son pays. Alors qu’approche l’élection présidentielle de novembre 2020, un bilan s’impose.
La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Jean-Pierre Derisbourg, intitulé « Cuba et les États-Unis », et publié dans le numéro de printemps 2000.
En janvier 1959, Fidel Castro triomphait ; descendant de la montagne, ses troupes barbues saisissaient sans bain de sang La Havane. Nombreux étaient ses soldats qui portaient un chapelet autour du cou et une foule délirante les applaudissait. Cuba se croyait à l’aube d’une période de justice sociale et de démocratie mettant fin à la longue dictature sanglante de Fulgencio Batista ; le rêve devait vite tourner au cauchemar avec l’instauration de la dictature du parti unique, les nationalisations, les confiscations, l’abolition de la propriété privée, et les camps de travaux forcés, notamment dans les champs de canne à sucre. Un million de Cubains, presque un sur dix, choisiront l’exil, largement vers la Floride et le reste des États-Unis. En 1959, le revenu par tête d’habitant était le 4e parmi les plus élevés de l’Amérique latine : il est aujourd’hui le plus bas avec 1 300 dollars par habitant et par an.
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