Surrogate Warfare. The Transformation of War in the Twenty-First Century

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Guillaume Lasconjarias propose une analyse de l’ouvrage de Andreas Krieg et Jean-Marc Rickli, Surrogate Warfare. The Transformation of War in the Twenty-First Century (Georgetown University Press, 2019, 248 pages).

Les ouvrages sur la transformation de la guerre ressemblent souvent à un exercice de style visant à infirmer ou confirmer les vues de Clausewitz sur les relations entre un gouvernement, un peuple et une armée. Le livre d’Andreas Krieg et de Jean-Marc Rickli ne constitue pas une exception, les auteurs proposant un nouveau concept, une « nouvelle trinité », dans une démonstration avec laquelle on pourra ne pas être d’accord, mais qui s’appuie sur une réflexion nourrie, claire et agréable à lire.

Tradition et révolution en Chine, Étienne Balazs (1954)

La rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Étienne Balazs, intitulé « Tradition et révolution en Chine », et publié dans le numéro d’automne 1954.

Vouloir donner en quelques pages l’esquisse des forces traditionnelles et révolutionnaires en Chine, quelle présomption !

Je dirais même que c’est un propos ridiculement démesuré, car si l’on voulait poser tous les problèmes qui ont abouti au bouleversement d’un quart de l’humanité, à la refonte d’une des plus grandes et des plus anciennes civilisations, bouleversement qui changera l’équilibre de notre monde et dont les répercussions sont encore incalculables, il faudrait être armé des connaissances les plus variées, posséder une souveraine maîtrise de l’histoire mondiale et avoir un horizon universel. La complexité de ces problèmes est, en effet, troublante. Je suis pleinement conscient de l’insuffisance de mes moyens, et ce n’est pas sans appréhension que je vais essayer d’attirer l’attention sur quelques aspects au moins d’une actualité fort grave.

La face cachée de l’économie. Néolibéralisme et criminalités

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2020). Agathe Demarais propose une analyse de l’ouvrage de Clotilde Champeyrache, La face cachée de l’économie. Néolibéralisme et criminalités (Presses Universitaires de France, 2019, 304 pages).

Clotilde Champeyrache s’intéresse ici aux liens existant entre néolibéralisme et développement de la criminalité organisée (trafics de drogue, d’êtres humains, prostitution, fraude fiscale, contrefaçons…) : la théorie économique moderne serait mal armée pour étudier les phénomènes criminels, dont elle favoriserait par ailleurs l’émergence. L’approche retenue présente de multiples exemples de dérives criminelles, notamment liées aux mafias italiennes.

Afrique : l’intégration régionale face à la mondialisation, Abdou Diouf (2006)

En cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus, la rédaction de Politique étrangère vous offre de (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Abdou Diouf, intitulé « Afrique : l’intégration régionale face à la mondialisation », et publié dans le numéro d’hiver 2006.

Bon gré mal gré, l’Afrique doit aujourd’hui vivre, comme l’ensemble de notre planète, à l’heure de ce que l’on appelle la mondialisation. Mais, contrairement à d’autres régions du Sud, elle demeure mal outillée pour, à la fois, affronter ses contraintes et profiter de ses opportunités. Une des raisons de cette fragilité réside dans son extrême fragmentation, dans sa « balkanisation » comme on l’a souvent dit. À l’heure où les autres régions du monde s’organisent en espaces intégrés – économiques, géopolitiques ou culturels –, elle semble échapper à cette tendance, même si elle tente désormais de l’infléchir.

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