Les Marches. Aux frontières de l’identité britannique

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Pauline Schnapper propose une analyse de l’ouvrage de Rory Stewart, Les Marches. Aux frontières de l’identité britannique (Gallimard, 2019, 560 pages).

Rory Stewart est un des personnages les plus singuliers et attachants du paysage politique britannique actuel. Ancien soldat et diplomate (il fut gouverneur adjoint en Irak après l’invasion de 2003), grand voyageur à pied en Orient, il a été élu député conservateur d’une circonscription du nord de l’Angleterre, mitoyenne de l’Écosse, en 2010. Modéré et pro-européen, il a été ministre dans le gouvernement de Theresa May avant de se présenter, sans succès, à la direction du parti en juillet 2019, laquelle fut remportée par Boris Johnson. Opposé à la stratégie jusqu’au-boutiste du nouveau Premier ministre, il a voté avec l’opposition contre une sortie sans accord de l’Union européenne (UE) et s’est fait exclure du Parti conservateur avec vingt autres députés centristes.

Vidéo de la conférence « Le monde est-il devenu fou ? »

Retrouvez la vidéo de la conférence « Le monde est-il devenu fou ? », première rencontre d’un cycle de plusieurs conférences réalisées en partenariat avec le Centre Pompidou, autour du thème « Le monde sur un fil », abordant les enjeux internationaux majeurs du monde d’aujourd’hui.

To the Mountains: My Life in Jihad, From Algeria to Afghanistan

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Laurence Bindner propose une analyse de l’ouvrage d’Abdullah Anas, To the Mountains: My Life in Jihad, From Algeria to Afghanistan (Hurst, 2019, 344 pages).

L’autobiographie d’Abdullah Anas vise à définir et décrire ce que fut le djihad afghan et les hommes qui l’ont mené, ainsi qu’à expliquer comment le djihadisme contemporain, issu de la matrice afghane, s’en est éloigné idéologiquement et politiquement.

La Cour pénale internationale sur le banc des accusés

Joël Hubrecht, auteur de l’article «  La Cour pénale internationale pèse-t-elle encore sur l’échiquier mondial ? », paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (n°4/2019), Un monde de droit ?, a accepté de répondre à nos questions à l’occasion de son intervention à la conférence « La loi du plus fort ? La place du droit dans les relations internationales », qui aura lieu lundi 27 janvier à 19h, au Centre Pompidou (cycle de conférence « Le monde sur un fil », en partenariat entre l’Ifri et le Centre Pompidou).


© IHEJ.
  • Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) est-elle si critiquée ?

La CPI se retrouve sous le feu des critiques aussi bien par rapport à son bilan relativement médiocre (4 condamnations et 4 acquittements dont ceux particulièrement retentissants de Jean-Pierre Bemba et de Laurent Gbagbo) qu’au niveau de son fonctionnement (durée et illisibilité des procédures, faiblesse de ses enquêtes et orientation de ses poursuites sur les opposants), ou encore à cause des limites de son action (elle est absente de théâtres de guerre majeurs tel que la Syrie ou le Yémen), voire de sa pusillanimité (la décision des juges de bloquer les enquêtes sur le dossier Afghanistan). Cette avalanche de critiques fait écho à d’autres reproches récurrents comme celui d’« afrocentrisme », de faire « deux poids-deux mesures » ou de compliquer les processus de négociations de paix.

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