Sino-Russian Relations in the 21st Century

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Pierre Grosser propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jo Inge Bekkevold et Bobo Lo, Sino-Russian Relations in the 21st Century (Palgrave Macmillan, 2019, 336 pages).

Cet ouvrage s’ouvre sur une réflexion qui met face à face les arguments des « croyants » en un axe solide et des « sceptiques ». La plupart des contributions se situent dans l’entre-deux, pointant à la fois l’approfondissement des relations et les difficultés, liées souvent à des priorités et des intérêts divergents. Notons d’emblée qu’il est dommage que l’histoire ait été peu invoquée, que ce soit pour rappeler la profondeur historique des attitudes et des politiques russes à l’égard de l’Asie, l’intérêt stratégique ancien de la Russie pour l’Asie, ou le jeu de balancier traditionnel entre l’Ouest et l’Extrême-Orient.

La politique étrangère de la France

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Maxime Lefebvre, La politique étrangère de la France (PUF, 2019, 128 pages).

Ce petit livre est d’abord une brillante cavalcade dans les relations extérieures d’un très vieux pays : des mythes fondateurs – les « Gaulois », la « Grande Nation » – aux choix contemporains, à travers les chaos de l’histoire. La France, a-t-on pu dire, c’est d’abord une politique étrangère. Maxime Lefebvre confirme que la politique étrangère va de concert avec la cristallisation de l’État fort, un État que sa géographie installe et projette sur des directions multiples. Cette politique s’installe progressivement, dans ses options, ses institutions et ses moyens, en suivant le rythme de la consolidation de l’État, sans rupture majeure.

Géopolitique des îles

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. François Gaulme propose une analyse de l’ouvrage de Marie Redon, Géopolitique des îles. Des îles rêvées aux îles mondialisées
(Le Cavalier bleu, 2019, 176 pages).

Avec ses références et sa bibliographie réduites à leur plus simple expression, ce petit livre s’adresse à un large public. C’est en soi une excellente initiative, car il aborde un sujet qui ne cesse de prendre de l’importance, bien qu’il demeure peu connu et soit rarement traité.

Le titre du livre, dans sa version abrégée, ne traduit qu’imparfaitement son objet. Marie Redon module son analyse entre des considérations « géopolitiques » au sens des organisations internationales, et des enjeux mondiaux et des développements personnels plus flous, dans un large chapitre sur la « spectacularisation de l’île ». Celui-ci, dans des réflexions d’ordres culturel, sociétal et philosophique, aborde, pêle-mêle, l’imaginaire des îles (tropicales ou non) dans le monde occidental, le phénomène économique des croisières, et le souvenir historique des « Frères de la côte » du temps des pirates des Caraïbes…

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