La Cour pénale internationale sur le banc des accusés

Joël Hubrecht, auteur de l’article «  La Cour pénale internationale pèse-t-elle encore sur l’échiquier mondial ? », paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (n°4/2019), Un monde de droit ?, a accepté de répondre à nos questions à l’occasion de son intervention à la conférence « La loi du plus fort ? La place du droit dans les relations internationales », qui aura lieu lundi 27 janvier à 19h, au Centre Pompidou (cycle de conférence « Le monde sur un fil », en partenariat entre l’Ifri et le Centre Pompidou).


© IHEJ.
  • Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) est-elle si critiquée ?

La CPI se retrouve sous le feu des critiques aussi bien par rapport à son bilan relativement médiocre (4 condamnations et 4 acquittements dont ceux particulièrement retentissants de Jean-Pierre Bemba et de Laurent Gbagbo) qu’au niveau de son fonctionnement (durée et illisibilité des procédures, faiblesse de ses enquêtes et orientation de ses poursuites sur les opposants), ou encore à cause des limites de son action (elle est absente de théâtres de guerre majeurs tel que la Syrie ou le Yémen), voire de sa pusillanimité (la décision des juges de bloquer les enquêtes sur le dossier Afghanistan). Cette avalanche de critiques fait écho à d’autres reproches récurrents comme celui d’« afrocentrisme », de faire « deux poids-deux mesures » ou de compliquer les processus de négociations de paix.

Dictionnaire amoureux de la diplomatie

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (4/2019). Frédéric Charillon propose une analyse de l’ouvrage de Daniel Jouanneau, Dictionnaire amoureux de la diplomatie (Plon, 2019, 912 pages).

La collection des Dictionnaires amoureux est connue, et l’exercice consistant à en présenter un volume consacré à la diplomatie était une gageure. C’est à cette tâche difficile que s’est attelé Daniel Jouanneau, qui fut, entre autres fonctions, ambassadeur au Mozambique (1990-1993), au Liban (1997-2000), au Canada (2004-2008) et au Pakistan (2008-2011).

Conférence : La loi du plus fort ? La place du droit dans les relations internationales

Lundi 27 janvier aura lieu la seconde rencontre du cycle de conférences réalisées en partenariat avec le Centre Pompidou, autour du thème « Le monde sur un fil », abordant les enjeux internationaux majeurs du monde d’aujourd’hui.

La longue nuit syrienne

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2019)
. Denis Bauchard, conseiller au Moyen-Orient pour l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Michel Duclos, La longue nuit syrienne. Dix années de diplomatie impuissante (Éditions de l’Observatoire, 2019, 344 pages).

Cette analyse de la politique menée par Jacques Chirac et ses successeurs par un auteur qui fut ambassadeur en Syrie de 2006 à 2009, montre les revirements voire les incohérences des relations entretenues avec un régime syrien connu de longue date pour sa brutalité. En décembre 2010, à la veille des printemps arabes, le président Sarkozy accueillait chaleureusement à l’Élysée Bachar Al-Assad, et déclarait quelques semaines plus tard qu’il devait partir et être jugé comme criminel de guerre.

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