International Financial Centres after the Global Financial Crisis and Brexit

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Youssef Cassis et Dariusz Wojcik (dir.), International Financial Centres after the Global Financial Crisis and Brexit (Oxford University Press, 2018, 272 pages).

Cet ouvrage collectif étudie l’évolution des grands centres financiers internationaux (CFI) depuis la crise de 2007. Une dizaine d’entre eux est passée en revue : New York, Londres, Paris, Francfort, Zurich, Genève, Hong Kong, Shanghai, Pékin, Singapour et Tokyo. De multiples critères sont utilisés pour mesurer leur rayonnement : environnement des affaires, solidité du système bancaire, profondeur des marchés de capitaux, qualification de la main-d’œuvre, régime fiscal du secteur financier, qualité des infrastructures, etc.

Être ou ne pas être européen ?

Cette double recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Eric-André Martin, conseiller auprès du directeur de l’Ifri et spécialiste des questions européennes, propose une analyse croisée des ouvrages de Robert Franck, Être ou ne pas être européen ? Les Britanniques et l’Europe du XVIIe siècle au Brexit (Belin, 2018, 264 pages) et de Jeremy Black, Britain and Europe: A Short History (Hurst, 2019, 256 pages).

Voici deux livres fort opportuns pour qui cherche à mieux comprendre la relation tumultueuse liant le Royaume-Uni à l’Europe. L’ouvrage de Robert Frank, professeur émérite à l’université de Paris 1, est un recueil de textes historiques couvrant la période de 1713 à nos jours. Il est articulé en trois chapitres, correspondant à trois temps : « Entre Empire et Europe » (1713-1904) ; « Les cycles d’engagement et de désengagement européen » (1904-1961) ; « L’Europe à l’anglaise, entrer, rester et sortir » (1961-2016). Chaque chapitre et chaque texte sont brièvement introduits, ce qui en fait un ouvrage à la lecture facile et agréable.

Crise, violence, dé-civilisation

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Ami-Jacques Rapin propose une analyse de l’ouvrage de Hamit Bozarslan, Crise, violence, dé-civilisation (CNRS Éditions, 2019, 480 pages).

L’ouvrage de Hamit Bozarslan est un éloge de la « cité démocratique », traversé de part en part d’une sourde inquiétude. Elle imprègne chacune des trois notions qui lui donnent son titre et autour desquelles s’organise ce long essai de près de 500 pages. La crise, la violence et la dé-civilisation – ou plutôt le processus de dé-civilisation – sont assimilées à autant « d’angles morts de la cité », mais aussi des sciences sociales. L’affirmation peut surprendre en ce qui concerne ces dernières, auxquelles on ne saurait reprocher de ne pas traiter des deux premiers phénomènes, avec plus ou moins de réussite selon les approches. Elle s’explique dès lors que la réflexion de l’auteur vise précisément à articuler ces trois notions.

Le soleil ne se lève plus à l’est

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2019). Frédéric Charillon propose une analyse de l’ouvrage de l’ancien ambassadeur Bernard Bajolet, Le soleil ne se lève plus à l’est. Mémoires d’Orient d’un ambassadeur peu diplomate (Plon, 2018, 464 pages).

Ambassadeur en Jordanie (1994-1998), en Bosnie-Herzégovine (1999-2003), en Irak (2004-2006), en Algérie (2006-2008), en Afghanistan (2011-2013), coordonnateur national du renseignement, directeur de la DGSE… : sans avoir occupé les postes dits « consacrés » (Washington, New York, Moscou, Bruxelles…), mais parce qu’il a assumé les plus délicats dans des périodes pour le moins difficiles, Bernard Bajolet compte parmi les grands de la Carrière.

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