En guerre pour la paix

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Nadine Akhund et Stéphane Tison, En guerre pour la paix. Correspondance Paul d’Estournelles de Constant et Nicholas Murray Butler, 1914-1919 (Alma Éditeur, 2018, 552 pages).

Place des Jacobins, au cœur du Mans, veille une discrète stèle à Paul d’Estournelles de Constant, sénateur de la Sarthe, prix Nobel de la paix 1909 quelque peu ignoré désormais. C’est une partie de sa correspondance avec Nicholas Murray Butler, autre prix Nobel de la paix (1931), et inspirateur aux États-Unis de la Fondation Carnegie, qui nous est ici proposée – celle qui couvre la période du premier conflit mondial.

Le désarmement désarmerait-il la méfiance ?

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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Écrit sous pseudonyme, l’article « Le désarmement désarmerait-il la méfiance ? » a été publié dans le numéro 4/1961 de Politique étrangère.

De tout temps, une relation a existé entre le sentiment de méfiance, la tension internationale et la course aux armements, de même que, à l’inverse, entre la confiance, la détente internationale et le désarmement. Mais ce lien entre des états d’âme et des états de fait, entre des éléments subjectifs et des éléments objectifs, est devenu plus étroit avec l’apparition des armes modernes et l’avènement de la stratégie d’intimidation.

La Terre de l’insolence

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère et directeur des publications de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Nicolas Israël, La Terre de l’insolence. Une anthropologie des conflits  (Les Belles Lettres, 2018, 288 pages).

Nicolas Israël, agrégé et docteur en philosophie, a réalisé au cours des dernières années plusieurs consultances pour des institutions françaises sur la lutte contre le terrorisme et les insurrections. Le rapport qu’il a co-écrit en 2012 sur l’« engagement tribal » est par exemple disponible sur le site du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques (CSFRS).

L’Histoire du monde se fait en Asie

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère
(n° 4/2018)
. Frédéric Charillon propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Grosser, L’Histoire du monde se fait en Asie. Une autre vision du XXe siècle (Odile Jacob, 2017, 656 pages).

Après la lecture de ces douze chapitres, on ne voit plus l’histoire du monde ni les relations internationales telles qu’on a pu les apprendre en Europe ou en Amérique du Nord. Le but n’est pas de nous dire que les grands événements du siècle passé trouvent leur origine en Asie (même si l’auteur pose souvent la question). Mais plutôt de « dés-européano-centrer » cette histoire, pour la mettre en résonance avec les dynamiques d’un Extrême-Orient souvent précurseur, répétition générale ou baromètre de rapports de force plus globaux, de stratégies est-ouest ou nord-sud.

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