L’URSS comme facteur de la politique internationale

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L’article « L’URSS comme facteur de la politique internationale »a été écrit par Georges Luciani dans le numéro 1/1939 de Politique étrangère.

Le dualisme de l’action de l’URSS

L’action extérieure de l’URSS se développe depuis la fondation du nouveau régime selon deux lignes qui parfois sont parallèles, quelquefois même se confondent, mais qui parfois aussi divergent sensiblement. L’une de ces lignes, c’est celle de la IIIe Internationale, de l’Internationale communiste (que l’on appelle en abrégé le Komintern), l’autre, celle du Commissariat aux Affaires Étrangères, de l’État russe si l’on veut. D’une manière simplifiée on peut dire que le Komintern a pour but avoué et officiel la révolution universelle, tandis que le Commissariat aux Affaires Étrangères vise à défendre les intérêts de l’État soviétique.

The Caliphate at War

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Stéphane Mantoux propose une analyse de l’ouvrage de Ahmed S. Hashim, The Caliphate at War: The Ideological, Organisational and Military Innovations of Islamic State (Hurst, 2018, 392 pages).

Ahmed Hashim est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’insurrection et la contre-insurrection en Irak (2006, 2009), et d’un livre consacré aux Tigres tamouls au Sri Lanka (2013).

Dans The Caliphate at War, initialement paru en 2017, il entend expliquer ce qu’a été l’État islamique (EI) depuis ses origines en 2003 jusqu’au milieu de l’année 2017, moment où la phase territoriale de l’organisation commence à s’achever. L’approche est
« holistique » : l’auteur veut décrire l’EI en tant que système et secondairement déceler les facteurs qui ont conduit à son émergence.

« Brésil : plus dure sera la chute »

A l’occasion des élections présidentielles au Brésil qui ont vu hier, dimanche 28 octobre, la consécration du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, nous vous proposons de relire l’article de Joao Augusto De Castro Neves et Bruno Reis, « Brésil : plus dure sera la chute », publié dans le n° 3/2016 de Politique étrangère. Cet article est également disponible en anglais : « Brazil: The Harder They Fall ».

Le Brésil subit actuellement l’une des plus graves crises politique et économique de son histoire moderne – et certainement la plus sévère depuis le retour de la démocratie au milieu des années 1980. Enfant chéri de la mondialisation pendant une bonne partie de la dernière décennie, le pays est brutalement tombé de son piédestal. L’accès de pessimisme tient en partie à la tendance des experts en relations internationales et des commentateurs du marché à voir le monde comme inexorablement pris dans un mouvement – toujours plus rapide – de transfert de puissance d’un grand marché à un autre. Hier encore, les BRICS apparaissaient comme la pierre de touche d’un nouvel ordre mondial et un eldorado de l’investissement ; aujourd’hui, les caprices des vents de la finance veulent accorder à un autre acronyme son quart d’heure de célébrité.

Why Europe Intervenes in Africa

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Catherine Gegout, Why Europe Intervenes in Africa: Security, Prestige and the Legacy of Colonialism (Oxford University Press, 2018, 320 pages).

Depuis la fin des années 1980, la France est intervenue militairement en Afrique plus de trente fois, le Royaume-Uni sept fois. Alors que jusque dans les années 1990, les questions africaines de sécurité étaient peu discutées dans l’Union européenne (UE), cette dernière a conduit cinq opérations militaires sur ce continent depuis 2000. Les motivations du déclenchement de ces interventions sont sujettes à débat, mais les réponses apportées sont rarement fondées sur une étude approfondie. C’est ce à quoi s’attelle, avec succès, Catherine Gegout, professeur associé de relations internationales à l’université de Nottingham.

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