Sur l’accident nucléaire de Tchernobyl

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L’article « Sur l’accident nucléaire de Tchernobyl » a été écrit par Raymond Latarjet, membre de l’Institut, Académie des sciences, section biologie cellulaire et moléculaire et ancien directeur de l’Institut Curie, dans le numéro 3/1986 de Politique étrangère.

L’Académie des Sciences a demandé à Raymond Latarjet de lire, lors de sa séance publique du 2 juin 1986, une note résumant les points essentiels et les conclusions majeures de l’exposé qu’il avait présenté en Comité secret le 26 mai.

…L’Académie comprend l’émotion provoquée dans notre pays par cette catastrophe. Elle espère que la publication de la note de Raymond Latarjet permettra à chacun d’apprécier la gravité de l’accident, sans la sous-estimer, ni la surestimer. Elle saisit l’occasion qui lui est donnée pour souligner le devoir qu’ont les administrations, les organismes et les entreprises concernés par le développement de l’industrie électronucléaire, de perfectionner sans cesse les dispositifs et les mesures de sécurité, en les faisant bénéficier constamment des progrès les plus récents. Ce devoir est ici particulièrement fondé en raison de l’extrême sensibilité, bien compréhensible, du public ; mais faut-il rappeler que cet impératif de sécurité concerne aussi d’autres activités que celles de l’industrie nucléaire.

La Tentation du repli

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère,  propose une analyse du dernier ouvrage de Philippe Moreau Defarges, La Tentation du repli. Mondialisation, démondialisation (XVe-XXIe siècles) (Odile Jacob, 2018, 248 pages).

Il y a trois thèses dans cet essai. La première : l’histoire du monde moderne est celle d’une ouverture, et d’un élargissement, constants, même si contrariés par l’événementiel des conflits et des reculs. La deuxième : l’élargissement et ses reflux forment un couple insécable, action-réaction naturelles, le deuxième n’étant qu’un soubresaut ne contrariant pas l’ouverture de fond. La troisième : la mondialisation actuelle a déjà modifié le monde, même si semblent s’opposer à elle de lourds acteurs étatiques.

Cyberespionnage : bons baisers de Russie

Le 3 octobre dernier, Nicolas Martin, chroniqueur de l’émission « La méthode scientifique » sur France Culture, a interviewé Julien Nocetti, auteur de l’article
« Géopolitique de la cyber-conflictualité » et directeur du dossier « Cybersécurité : extension du domaine de la lutte », tous deux publiés dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018).

Comment se décline l’arsenal d’une cyberguerre ? Appelle-t-elle des belligérants spécifiques ? Qui sont les “cybersoldats” ? Quelle part du privé dans le cyberarmement, et dans l’armement spatial ? Y a-t-il une course à l’armement numérique ?

Découvrez ici son interview.

Début septembre, la France annonçait que l’un de ses satellites stratégiques avait été piraté par un satellite espion russe. Quelques jours après que les États-Unis ont délivré un mandat d’arrêt contre l’un des principaux hackers du groupe Lazarus, accusé d’être à l’origine du ransomware Wannacry qui a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs dans le monde. Et on ne dénombre plus les attaques de moyenne ou grande envergure qui ont eu lieu dans la dernières dizaine d’année, du chaos en Estonie jusqu’aux attaques contre l’Ukraine ou l’Allemagne. Selon Angela Merkel, ces « conflits hybrides » tels que la Russie les appelle appartiennent désormais au quotidien. Bienvenue dans la cyberguerre froide.

Routledge Handbook of Air Power

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Jean-Christophe Noël propose une analyse de l’ouvrage de John Andreas Olsen, Routledge Handbook of Air Power (Routledge, 2018, 416 pages).

Si des théoriciens américains comme John Warden ou John Boyd ont participé au renouveau de la puissance aérienne dans les années 1990, il semble que le flambeau ait dorénavant été repris par l’aviateur norvégien John Andreas Olsen. Depuis une quinzaine d’années, il enrichit régulièrement la réflexion sur l’exploitation stratégique de la troisième dimension en dirigeant ou en écrivant des ouvrages sur l’histoire de la pensée aérienne, sur l’utilisation de l’aviation militaire.

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