Le soldat. XXe-XXIe siècle

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère
(n° 2/2018)
. Le lieutenant-colonel Serge Caplain, chercheur au sein du Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par François Lecointre, Le soldat. XXe-XXIe siècle (Gallimard, 2018, 448 pages).

Quelle est l’essence même du métier de soldat ? Qu’est-ce qui unit ou dissocie le combattant de Camerone et le militaire français engagé aujourd’hui dans l’opération Sentinelle ? C’est en un sens la question posée par cet ouvrage, recueil de textes issus de la revue Inflexions. Cette revue a l’ambition de « participer au débat intellectuel autour de problématiques centrées sur l’action militaire », en associant « praticiens et théoriciens, français et étrangers, civils et militaires ». C’est ainsi que les témoignages et réflexions de 18 auteurs – philosophes, historiens, sociologues, médecins et officiers – ont été réunis dans cet ouvrage sous la direction du général François Lecointre, aujourd’hui chef d’État-major des armées.

La question albanaise

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L’article « La question albanaise » a été écrit par Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), et publié dans le numéro 1/1994 de Politique étrangère.

Dans tous les scénarios, plus ou moins réalistes, d’une extension éventuelle des hostilités de la Bosnie-Herzégovine vers le sud de la péninsule balkanique, l’Albanie joue un rôle-clef. Nation divisée (près de la moitié des Albanais se trouvent sur le territoire de l’ex- Yougoslavie), limitrophe de deux régions minées par des conflits ethniques du fait de la présence d’une majorité écrasante d’Albanais (au Kosovo surtout et, à un moindre degré, en Macédoine occidentale), confrontée à un voisinage difficile (la Grèce), voire hostile (la Serbie) et, de l’intérieur, par une surenchère nationaliste, l’Albanie présente de nombreuses incertitudes liées à des facteurs d’instabilité tant internes qu’externes.

L’islamisme au pouvoir

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Héloïse-Anne Heuls propose une analyse de l’ouvrage d’Anne-Clémentine Larroque, L’islamisme au pouvoir. Tunisie, Égypte, Maroc (PUF, 2018, 256 pages).

Dans une analyse tripartite, l’auteur décortique les mutations d’une idéologie protéiforme aspirée par des velléités de gouvernance. En Égypte, après avoir été porté par les urnes, le Parti Liberté et Justice (PLJ) issu des Frères musulmans, est chassé du pouvoir, entraînant en 2013 la chute de Mohamed Morsi un an seulement après sa consécration. Au Maroc, si le Royaume n’a que peu vacillé devant les mécontentements de la rue, le Parti Justice et Développement (PJD) remporte les élections législatives en 2011. Si le roi Mohammed VI semble céder, c’est sans doute pour mieux soumettre une formation largement influencée par les cercles égyptiens. Enfin en Tunisie, la fuite de Ben Ali et la chute du pouvoir permettent en octobre 2011 aux islamistes du parti Ennahda d’accéder aux portes de l’État. Une victoire idéologique et symbolique qui se nuance de fortes négociations affaiblissant le mouvement.

Quatre objectifs stratégiques

>> Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « États-Unis : de nouvelles options nucléaires ? », écrit par Benjamin Hautecouverture dans le numéro d’été 2018 de Politique étrangère (n° 2/2018). <<

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