Foreign Service: Five Decades on the Frontlines of American Diplomacy

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Pierre Melandri propose une analyse de l’ouvrage de James F. Dobbins, Foreign Service: Five Decades on the Frontlines of American Diplomacy (Brookings Institution Press, 2017, 336 pages).

Comme le titre de l’ouvrage l’indique, de 1967 à 2014 (avec une parenthèse de onze ans à la Rand), James Dobbins a été aux avant-postes de la diplomatie américaine. Il a eu, à ce titre, l’occasion de travailler avec nombre de responsables des États-Unis mais aussi d’interlocuteurs étrangers, dont il dresse souvent des portraits incisifs et pénétrants. Il a aussi vécu directement le poids des contraintes intérieures sur l’élaboration de la politique extérieure : l’influence des lobbies ou préoccupations partisanes sur des dossiers comme Cuba ou Haïti ; ou, plus encore, les prérogatives du Congrès. Ainsi, pour s’être injustement attiré la vindicte du sénateur Jesse Helms, il s’est vu à jamais écarté de tout poste d’ambassadeur, un véto qui l’a amené, dans la seconde partie de sa carrière, à embrasser diverses missions d’envoyé spécial du président ou du secrétaire d’État.

Que faire en Indochine ?

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L’article « Que faire en Indochine ? » a été écrit par Maurice Gassier, et publié dans le numéro 2/1947 de Politique étrangère.

C’est bien plus que le sort de l’Indochine qui est aujourd’hui en jeu. Du fait de ce que nous saurons réaliser en Indochine, la balance de notre destin oscillera entre deux images extrêmes. L’une est celle d’une France à la tête, par une puissance d’attraction plus sentimentale et intellectuelle que matérielle, d’un groupement de cent millions d’hommes pour lequel elle aura su trouver la formule qui lui assure un certain ordre spirituel d’unité ; l’autre est celle d’une France recroquevillée dans son territoire au bout de l’Europe, comptant 41 millions d’habitants, qui, dans cet espace vital diminué, mènera une vie appauvrie de possibilités disparues.

« Une mythologie de l’État supplémentaire »

>> Retrouvez l’article dont est extraite cette citation : « Les États au Moyen-Orient : crise et retour », écrit par Dorothée Schmid, responsable du Programme Turquie contemporaine/Moyen-Orient de l’Ifri, dans le numéro de printemps 2018 de Politique étrangère. < <

The New Geopolitics of Natural Gas

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre Énergie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Agnia Grigas , The New Geopolitics of Natural Gas (Harvard University Press, 2017, 416 pages).

Cet ouvrage arrive en principe à point nommé : les marchés du gaz naturel connaissent des bouleversements profonds depuis que les États-Unis sont en passe de devenir l’un des premiers exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, tout comme l’Australie. Les fournisseurs traditionnels, Russie ou Qatar, font face à l’arrivée de nouveaux concurrents transformant des marchés jusqu’alors très régionaux en un marché de plus en plus global. Mais l’analyse laisse une place prépondérante à l’offre tandis que les bouleversements liés à la demande sont négligés.

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