Easternization ou the End of the Asian Century ?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). John Seaman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Gideon Rachman, Easternization: Asia’s Rise and America’s Decline from Obama to Trump and beyond (Other Press, 2017, 320 pages), Graham Allison, Destined for War: Can America and China Escape Thucydide’s Trap? (Houghton Mifflin Harcourt, 2017, 384 pages), et Michael R. Auslin, The End of the Asian Century: War, Stagnation, and the Risks to the World’s Most Dynamic Region (Yale University Press, 2017, 304 pages).

Si 2016 restera dans l’histoire comme l’année où le populisme a triomphé en Occident à travers le Brexit et l’élection de Donald Trump, 2017 sera celle où les États-Unis ont formellement abandonné le leadership international. Depuis l’arrivée du magnat de l’immobilier à la Maison-Blanche, l’Amérique de Trump s’enferme dans un discours de l’« America First », renonçant aux engagements de ses prédécesseurs (Partenariat Trans-Pacifique – TPP, COP21) et s’attaquant au multilatéralisme et aux traditions démocratiques et néolibérales sur lesquelles les États-Unis ont bâti leur leadership international depuis 70 ans. Pendant ce temps, le centre de gravité international bascule nettement vers l’Asie, et notamment vers Pékin. La Chine de Xi Jinping a su habilement adapter son discours pour se positionner en défenseur de la paix et de l’ordre dans le monde – défendant la mondialisation tout en proposant un modèle alternatif à la démocratie libérale. Évidemment, la Chine semble de plus en plus sûre d’elle, tandis que les États-Unis remettent en question leur propre rôle dans le monde.

Politique étrangère vous souhaite un joyeux Noël !

En panne d’idée cadeaux ? Pourquoi pas un abonnement à Politique étrangère afin de mieux décrypter l’actualité en 2018 ?

Pour (vous) offrir un abonnement aux 4 numéros de l’année 2018, cliquez ici !

 

Le Top 10 des articles de Politique étrangère en 2017

La revue Politique étrangère est présente sur Cairn, le portail de revues francophones, depuis plusieurs années maintenant. Merci à vous chers Lecteurs de nous lire tout au long de l’année !

Découvrez en exclusivité la liste des 10 articles les plus lus sur Cairn en 2017,
et profitez-en pour (re)lire ceux qui vous auraient échappé !

1ère place : Pierre de Senarclens, « Théories et pratiques des relations internationales depuis la fin de la guerre froide » (PE n° 4/2006)

2e place : Pierre Jacquet, « Les enjeux de l’aide publique au développement »
(PE n° 4/2006)

3e place : Asiem El Difraoui et Milena Uhlmann, « Prévention de la radicalisation et déradicalisation : les modèles allemand, britannique et danois » (PE n° 4/2015)

4e place : Abdou Diouf, « Afrique : l’intégration régionale face à la mondialisation »
(PE n° 4/2006)

5e place : Stanley Hoffmann, « Raymond Aron et la théorie des relations internationales » (PE n° 4/2006)

6e place : David M. Faris, « La révolte en réseau : le « printemps arabe » et les médias sociaux » (PE n° 1/2012)

7e place : Victor Magnani et Vincent Darracq, « Les élections en Afrique : un mirage démocratique ? » (PE n° 4/2011)

8e place : Yves Gounin, « Les dynamiques d’éclatement d’États dans l’Union européenne : casse-tête juridique, défi politique » (PE n° 4/2013)

9e place : Jussi Hanhimäki, « Les États-Unis et le multilatéralisme depuis le 11 septembre » (PE n° 3/2011)

10e place : Ekaterina Stepanova, « La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient » (PE n° 2/2016)

* * *

 Merci à tous nos abonnés et lecteurs pour leur fidélité à Politique étrangère !

(Ré)abonnez-vous sans plus attendre
pour recevoir les 4 numéros de l’année 2018 !

 

L’African National Congress ou le difficile exercice du pouvoir

Suite à l’élection de Cyril Ramaphosa à la tête de l’African National Congress, nous vous invitons à relire l’article de Victor Magnani, chargé de projets au programme Afrique subsaharienne de l’Ifri, publié dans le numéro d’automne 2017 (n° 3/2017) : « L’African National Congress ou le difficile exercice du pouvoir ».

Le 8 janvier 2017 l’African National Congress (ANC) fêtait à Soweto son 105e anniversaire. Des dizaines de milliers de personnes des différentes provinces rendaient hommage à l’un des plus anciens mouvements de libération du continent, parti au pouvoir depuis les premières élections libres de 1994. L’ancienneté du parti et cette capacité de mobilisation rappelaient son poids et sa légitimité incontestés dans l’espace politique sud-africain. Depuis sa création en 1912, l’ANC a su se régénérer, se transformer et s’adapter, passant notamment du statut d’« organisation terroriste » durant la période d’apartheid à celui de mouvement respecté et célébré à travers le monde. Son prestige est notamment lié à sa contribution majeure à une transition démocratique réussie, articulée autour de l’idée de réconciliation promue par la figure iconique de Nelson Mandela.

Page 396 of 605

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén