Amérique latine : les espoirs (encore) déçus ?

Suite à la réélection du conservateur Sebastian Piñera à la présidence du Chili, nous vous invitons à relire le dossier du numéro d’automne 2016 de Politique étrangère (n° 3/2016) : « Amérique latine : les espoirs déçus ? ».

« L’heure de l’Amérique latine serait-elle, si vite, passée ? Hier, les dictatures tombaient, les économies s’ouvraient, plusieurs de ses pays semblaient incarner un nouveau temps de développement économique et politique. Sous des formes parfois étranges à des yeux européens mais très vivantes, le sous-continent entreprenait de réduire les inégalités, de stabiliser des démocraties souvent hésitantes, de résorber ses violences internes, de s’intégrer à l’interdépendance économique mondiale.

Quelques décennies plus tard, c’est sa diversité – qu’on n’a pu négliger fugitivement que par ignorance –, et la persistance de ses maux, traduits en multiples cahotements économiques et politiques, qui dessinent l’image de l’Amérique latine. […] »

Yémen, Corée du Nord, Irak…

Fin novembre/début décembre, de nombreux médias internationaux (Le Huffington Post), nationaux (Les Échos) et régionaux (Le Bien Public, Le Républicain Lorrain, L’Alsace, Vosges Matin…) ont cité les articles du dernier numéro de Politique étrangère, n° d’hiver 2017-2018 (4/2017), et particulièrement l’article d’Antoine Bondaz sur la Corée du Nord et ses essais nucléaires, et celui de François Frison-Roche sur le Yémen.

« François Frison-Roche estime dans une étude de l’Institut français des relations internationales que « les principaux acteurs yéménites perçoivent certainement qu’il ne peut plus y avoir désormais de victoire militaire », même si chacun peut avoir intérêt au statu quo, plutôt que de se lancer dans des négociations humiliantes pour Riyad ou Téhéran. » (par Y. Bourdillon, Les Échos, 05/12/2017).

Pour relire l’article d’Antoine Bondaz, « Corée du Nord/Etats-Unis : jusqu’où ira la confrontation? », cliquez ici.

Pour relire l’article de François Frison-Roche, « Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire », cliquez ici.

L’ordre international face à l’Amérique de Trump

La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire ce second article, « L’ordre international face à l’Amérique de Trump », écrit par Pierre Vimont, notamment ancien ambassadeur de France aux États-Unis et secrétaire général exécutif du Service européen pour l’action extérieure, et paru dans notre nouveau numéro (n° 4/2017), « L’Irak après Daech ».

Un an après son élection, Donald Trump continue de susciter des réactions contradictoires aux États-Unis. Le cœur de son électorat lui reste fidèle, en dépit d’un exercice pour le moins chaotique du pouvoir. Dans le même temps, les médias, dans leur grande majorité, se sont réfugiés dans l’indignation permanente, pendant que le reste du pays ne sait plus quoi penser d’un monde politique de plus en plus éloigné de ses préoccupations.

À l’étranger, le président américain suscite assurément de la perplexité au sein d’une communauté internationale qui semble désemparée face à un phénomène dont elle peine à saisir les contours, ou les conséquences. Plus précisément, les partenaires de l’Amérique se demandent si la présidence Trump va poursuivre son cours erratique ou, au contraire, trouver progressivement un équilibre plus rassurant sous l’influence d’un entourage moins imprévisible.

« Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire » : 3 questions à François Frison-Roche

Auteur de l’article « Yémen : imbroglio politico-juridique, désastre humanitaire, impasse militaire » paru dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (4/2017), François Frison-Roche, chercheur au CNRS, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) Comment la guerre au Yémen est-elle devenue un conflit régional ?

Nonobstant un lourd passé fait de guerres civiles, d’instabilités politiques chroniques et de rivalités régionales larvées, on peut dire qu’à l’origine, l’actuel « conflit yéménite » se résumait à une lutte entre trois prédateurs locaux (l’ancien président Ali Abdallah Saleh, le général Ali Mohsen et le cheikh Hamid Al-Ahmar) qui s’entendaient entre eux depuis des années pour mettre le pays en coupe réglée. Mais les deux derniers protagonistes dans cette affaire, affiliés aux salafistes et aux Frères musulmans, ont instrumentalisé la dynamique créée par les printemps arabes en se servant de la jeunesse yéménite urbaine pour tenter de redistribuer les cartes politiques et économiques en leur faveur.

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