Dissenting Japan

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Estelle Zufferey propose une analyse de l’ouvrage de William Andrews, Dissenting Japan: A History of Japanese Radicalism and Counterculture from 1945 to Fukushima (Hurst, 2016, 356 pages).

Dissenting Japan

« Le clou qui dépasse sera enfoncé. » C’est ce célèbre proverbe japonais, souvent utilisé pour souligner le prétendu côté conformiste et conservateur de la société japonaise, que William Andrews, écrivain et traducteur établi à Tokyo, tente de remettre en question, en présentant un historique des mouvements dissidents au Japon depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au lendemain de la triple catastrophe du 11 mars 2011.

Hidden Power: The Strategic Logic of Organised Crime

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de James Cockayne, Hidden Power: The Strategic Logic of Organised Crime (Hurst, 2016, 448 pages).

Hidden Power

Juriste de formation, James Cockayne travaille à l’ONU et s’intéresse aux stratégies d’influence des organisations criminelles. Prenant le contre-pied des observateurs qui sous-estiment les capacités conceptuelles et relationnelles des mafias, Hidden Power explore les logiques qui poussent ces entités à entrer en relations étroites avec les centres de décision politique, les structures partisanes, les appareils de force, à les associer à leurs opérations d’extraction, puis à en faire des outils de gouvernement à usages propres.

Misunderstanding Terrorism

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Marc Sageman, Misunderstanding Terrorism (University of Pennsylvania Press, 2016, 216 pages).

Misunderstanding terrorism

Marc Sageman est un homme aux multiples facettes. Médecin, psychiatre, titulaire d’un doctorat en sociologie politique, il a travaillé pour l’US Navy, la CIA ou encore la police de New York. Il s’est fait connaître en France voici une douzaine d’années avec Le Vrai Visage des terroristes (Denoël, 2005). Son deuxième livre, Leaderless Jihad (University of Pennsylvania Press, 2008) n’a pas été traduit en français mais a déclenché une polémique aux États-Unis : contrairement aux auteurs qui insistaient sur l’importance d’« Al-Qaïda central », Sageman mettait en avant l’émergence d’un djihad décentralisé, avec des liens de commandement diffus voire inexistants.

Les revenants

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de David Thomson, Les Revenants (Seuil, 2016, 304 pages).

Les Revenants

David Thomson, journaliste à Radio France internationale (RFI), a commencé à s’intéresser au djihadisme au moment des révolutions arabes de 2011. Correspondant en Tunisie, il a vu émerger le mouvement Ansar Al-Charia, et a réalisé dès 2012 un reportage sur les Tunisiens partis combattre en Syrie. De retour en France, il a poursuivi son travail sur les filières syriennes. En 2014, il a signé un premier livre remarqué, Les Français jihadistes[1] (Les Arènes, 2014). Depuis lors, il continue à suivre la mouvance djihadiste de près, en réalisant un travail de veille quotidien sur les réseaux sociaux et en entretenant des contacts réguliers avec des partisans de l’État islamique (EI) ou d’Al-Qaïda.

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