L’État islamique est une révolution

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Scott Atran, L’État islamique est une révolution (Paris, Les Liens qui Libèrent, 2016, 156 pages).

lei-est-une-revolution

Cet ouvrage regroupe trois textes de natures différentes de Scott Atran, anthropologue franco-américain, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’université du Michigan. Le premier est un essai sur la nature de Daech. La thèse défendue a donné son titre au livre : L’État islamique est une révolution. Prenant le contre-pied des travaux de Dounia Bouzar, Atran affirme que l’EI n’est pas une secte qui laverait le cerveau des âmes faibles. C’est, au contraire, un puissant mouvement politico-religieux dont les membres se perçoivent comme une avant-garde révolutionnaire. Ils sont soudés par une cause sacrée – la volonté de mettre en place un nouvel ordre moral –, pour laquelle ils sont prêts à se sacrifier. L’esprit de fraternité qui anime cette avant-garde est une force qui assure à Daech une résilience importante. L’EI compense la supériorité matérielle de ses adversaires par une motivation hors du commun.

Russia in the Arctic: Hard or Soft Power?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Frédéric Pesme propose une analyse de l’ouvrage de Alexander Sergunin et de Valéry Konyshev, Russia in the Arctic: Hard or Soft Power? (Stuttgart, Ibidem Press, 2015, 160 pages).

russia-in-the-arctic

La posture et la stratégie de la Russie dans l’Arctique restent des sujets d’interrogation, voire d’inquiétude, dans la mesure où celle-ci ne cesse d’envoyer des signaux contrastés : drapeau en titane planté en 2007 sous le pôle, au fond de l’océan Arctique ; reprise des patrouilles navales ou de bombardiers stratégiques ; décision de réhabiliter certaines bases de l’époque soviétique et de développer des unités spécialisées dans le combat en zone arctique. Tout ceci dans un contexte marqué, depuis le déclenchement de la crise ukrainienne, par l’augmentation des tensions avec l’OTAN.

Comment perdre la guerre contre le terrorisme

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de François Heisbourg, Comment perdre la guerre contre le terrorisme (Paris, Stock, 2016, 128 pages).

francois-heisbourg_comment-perdre-la-guerre-contre-le-terrorisme

François Heisbourg signe un essai d’une virulence inhabituelle. Réputé proche du Parti socialiste – il a fait partie du cabinet de Charles Hernu de 1981 à 1984 –, il sonne une charge retentissante contre François Hollande et Manuel Valls, accusés d’« incompétence » et de « médiocrité » dans leur gestion des attentats de 2015.

Le réquisitoire est construit en dix étapes, présentées comme dix règles d’or pour perdre la guerre contre le terrorisme. Le gouvernement aurait multiplié les erreurs – voire les fautes – ce qui, sauf changement de cap, conduirait notre pays à la défaite. Voici les dix reproches énoncés par le procureur Heisbourg. 

La Syrie et la communauté internationale

Le 29 septembre dernier, dans l’émission « Le Journal des idées » présentée par Jacques Munier sur France Culture, l’article « Repenser l’Europe » de Dominique Moïsi, publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2016), a été cité pour évoquer la position de l’Europe face à la crise syrienne.

Logo France culture

Face à la situation créée en Syrie, que peut la communauté internationale ?

Les Américains ayant tourné les talons, reste l’Europe. Mais si l’on en croit Dominique Moïsi dans la revue Politique étrangère, elle serait en plein « brainstorming », toute absorbée qu’elle est à se repenser… Et elle se trouve momentanément dépourvue de boussole ; « menacée par trois ismes : le djihadisme, le poutinisme et le populisme ». La crise des réfugiés a fait voler en éclats ses valeurs humanistes avec sa cohésion de façade. Plus de levier pour changer le rapport de force, à moins de se lancer dans des initiatives comme la livraison de missiles portatifs antiaériens à l’opposition – déplorait Marc Semo* dans Le Monde.fr. Nous en sommes réduits à « espérer que la pression morale et la crainte d’un enlisement amènent le Kremlin à composer ».

Pour lire le compte-rendu complet de l’émission, cliquez ici.

Pour (re)découvrir le sommaire du numéro d’automne de Politique étrangère, cliquez ici.

Page 444 of 605

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén