Sudden Justice: America’s Secret Drone Wars

Cette recension d’ouvrages est issue de Politique étrangère (4/2015). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Chris Woods, Sudden Justice: America’s Secret Drone Wars (Londres, Hurst & Co, 2015, 400 pages).

Sudden JusticeLes enquêtes journalistiques sur les drones tueurs et leur déploiement dans les aires de conflit armé, multiples ces dernières années, n’ont pas forcément cherché à remettre en cause les mythes « rassurants » derrière lesquels se retranchent les instances utilisatrices. Sudden Justice représente de ce point de vue un ajout bienvenu. Écrit par un journaliste d’investigation britannique, l’ouvrage examine de près la manière dont les États-Unis font usage de drones équipés de missiles ou de bombes, en guerre « conventionnelle » ou dans le cadre de la lutte clandestine contre les mouvances terroristes ou assimilées. L’ensemble s’articule en douze chapitres suivant globalement une trame chronologique.

L’Algérie dans l’impasse

logo-arte« Le dessous des cartes« , magazine de géopolitique écrit et présenté par Jean-Christophe Victor sur Arte depuis près de 20 ans, a consacré sa dernière émission à l’Algérie.

Il s’est appuyé pour cela sur le dossier présenté dans le numéro d’automne 2015 de Politique étrangère, « L’Algérie, nouvelle force régionale ?« .

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Primaires aux États-Unis : une campagne atypique

L’hebdomadaire Réforme a récemment publié un article consacré aux primaires américaines, s’appuyant pour cela sur deux articles de Laurence Nardon : le premier, « Présidentielles américaines : ce que nous disent les primaires », paru dans le dernier numéro de Politique étrangère (4/2015) ; le second, « États-Unis : la démocratie est-elle soluble dans l’argent ? », publié dans le rapport annuel de l’Ifri, RAMSES 2016 .

Hebdo Réforme« […] Dans un article publié dans la revue Politique étrangère et intitulé « Présidentielles américaines : ce que nous disent les primaires », Laurence Nardon, politologue à l’Institut français des relations internationales (Ifri), insiste sur la recherche d’« authenticité » des électeurs américains, qui explique en partie la popularité actuelle de Donald Trump et de Bernie Sanders. « Donald Trump, dans sa violence rhétorique, et Bernie Sanders, dans son idéalisme, refusent tout discours calculé », note la chercheuse, qui estime par ailleurs que la similitude entre ces deux candidats – tous deux se méfient des machines de campagnes, des déclarations soupesées et des donateurs qu’il faudra remercier – est révélatrice d’un « sentiment de fatigue » de l’électorat face à une politique perçue comme « trop prudente et calculatrice ». Cela dit, tant Trump que Sanders, si l’un ou l’autre était investi, peineraient à s’imposer face à un candidat plus centriste. Leur programme (pour Sanders) ou leur personnalité (pour Trump) leur assurent en effet l’inimitié d’une majorité de l’électorat. […] »

Pour lire l’article de Louis Fraysse en intégralité, cliquez ici.

Les primaires américaines : 3 questions à Laurence Nardon

Alors que s’ouvrent officiellement les primaires américaines avec le caucus de l’Iowa, aujourd’hui 1er février 2016, Laurence Nardon, responsable du programme « États-Unis » à l’Ifri et auteur de l’article « Présidentielles américaines : ce que nous disent les primaires » paru dans le numéro d’hiver 2015 de Politique étrangère (4/2015), a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Vote USA

Quels sont les principaux points à retenir du deuxième mandat de Barack Obama ?

Après avoir usé son capital politique de premier mandat à faire adopter une réforme de la santé, Barack Obama, peu intéressé et maladroit à gérer les questions partisanes avec le Congrès a préféré agir en politique intérieure pendant son second mandat en utilisant la voie exécutive. Il a ainsi pu prendre des mesures dans le domaine de l’immigration (pour l’instant bloquées par des recours juridiques), de l’environnement, et plus récemment dans le domaine du port d’arme.

En politique étrangère, Obama aura été un président très intellectuel, développant une analyse poussée des problèmes et élaborant des solutions idéales de façon abstraite. C’est ainsi que l’idée du pivot vers l’Asie est tout à fait rationnelle au début du XXIe siècle, mais se heurte dans les faits à la baisse des budgets militaires et à la permanence du chaos au Moyen-Orient.

Les négociations nucléaires avec l’Iran ont été conduites sur l’idée, là aussi très intéressante, de rééquilibrer l’opposition des forces sunnites et chiites au Moyen-Orient, en faisant de l’Iran un partenaire de nouveau fréquentable. Dans les faits, et même si l’accord approche de son « jour de mise en œuvre » (implementation day), il déstabilise pour l’instant l’Arabie Saoudite, ce qui ajoute au chaos général de la région, et inquiète Israël.

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