Les Reflets du Temps consacrent une chronique au n° 1/2015 de PE

Sur Les Reflets du Temps, Martine L. Petauton livre son analyse du numéro de printemps 2015 de Politique étrangère.

europeQue de fois ne l’entend-on pas, ce : – mais pourquoi l’Europe ne bouge-t-elle pas ? tandis que défilent les images sur nos écrans TV, de ces théâtres d’opérations militaires ; Mali et Sahel, Irak et Syrie, et bien entendu, à nos portes, l’Ukraine. Bienvenue, donc, la revue Politique étrangère de nos amis de l’Ifri pour ce printemps, et leur dossier premier : « La défense européenne revisitée ». « Effet de tsunami que produiraient l’éclatement de l’Irak, l’émiettement de la Syrie, la disparition du Yémen… instrumentalisation de ces lointaines images, lors des attentats de Janvier à Paris… Face à cela, une politique de sécurité et de défense commune européenne (PSDC) admirablement décalée ».

China’s Second Continent. How a Million Migrants Are Building a New Empire in Africa

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). David Bénazéraf propose une analyse de l’ouvrage de Howard W. French, China’s Second Continent: How a Million Migrants Are Building a New Empire in Africa (Alfred A. Knopf, 2014, 304 pages).

L’ouvrage de Howard French constitue une riche enquête sur les migrants chinois en Afrique. À travers un travail d’investigation dans neuf pays (Mozambique, Zambie, Sénégal, Libéria, Guinée, Sierra Leone, Mali, Ghana, Namibie), l’auteur soutient que les relations sino-africaines prennent forme au niveau des individus plus qu’au travers des programmes d’investissement de l’État chinois. French est journaliste : il a été correspondant du New York Times à Shanghai et en Afrique centrale et de l’Est, ce qui lui confère une légitimité dans les interviews de terrain menées en chinois, en français ou en portugais.

French dresse d’abord le portrait de trois entrepreneurs chinois au Mozambique, en Zambie et au Sénégal, dans des secteurs différents : l’agriculture, l’industrie et le commerce de détail. Il décrit par exemple le cas du patron d’une usine de traitement du cuivre, arrivé en Zambie avec une entreprise d’État chinoise et ayant ensuite fait fortune par lui-même.

Security and Defence Policy in the European Union

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Thierry Tardy propose une analyse de l’ouvrage de Jolyon Howorth, Security and Defence Policy in the European Union (Palgrave Macmillan, 2014, 2e édition, 300 pages).

En 2007, la parution de la première édition de cet ouvrage d’un des meilleurs spécialistes de la défense européenne[1] avait été saluée pour l’exhaustivité et la qualité de ses analyses. À l’époque, l’examen se voulait raisonnablement optimiste sur les réalisations d’une Union européenne (UE) en phase de croissance et qui pouvait se prévaloir de quelques succès visibles. Comme rappelé dans la préface par l’auteur, sept ans après, la situation a bien changé dans l’espace européen, et le bilan de l’UE est moins flatteur. La politique de sécurité et de défense commune (PSDC) s’essouffle ; les États membres se montrent moins enclins à la soutenir : en témoignent les difficultés rencontrées dans l’établissement de nouvelles opérations, de la Libye à la République centrafricaine. Les institutions permettant à l’UE de définir et d’assurer une politique de sécurité ont été mises en place, mais les capacités militaires et civiles font encore largement défaut.

Europe : le cas du patient anglais

Nous avons le plaisir de vous offrir l’article d’Alain Lamassoure paru dans le dossier « Le Royaume-Uni et l’Europe : in or out ? » du numéro de printemps 2015 de Politique étrangère.

Cover_1-2015Pourquoi donc l’Europe est-elle devenue le seul sujet qui fasse perdre aux Anglais leur humour légendaire ?

Le malentendu originel

Il faudrait les talents réunis de William Shakespeare et de Molière, ou ceux d’Oscar Wilde et de Georges Feydeau pour décrire le vaudeville des relations entre le Royaume-Uni et le continent depuis le discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950. Quand le très  anglophile Jean Monnet l’y invite, Londres rejette les avances du pool charbon-acier, puis celles du Marché commun, et suscite même la création d’une organisation rivale. Quand, pragmatique, le Royaume-Uni reconnaît ensuite son échec et frappe à la porte de Bruxelles, de Gaulle lui claque celle-ci au nez. Deux fois. À peine les Anglais sont-ils enfin entrés qu’une nouvelle majorité est élue à Westminster sur le projet d’un référendum de sortie de la Communauté économique européenne (CEE) : dans sa sagesse, le peuple britannique rejette cette première tentative de Brexit. Continuer la lecture sur Cairn.info.

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