Security and Defence Policy in the European Union

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Thierry Tardy propose une analyse de l’ouvrage de Jolyon Howorth, Security and Defence Policy in the European Union (Palgrave Macmillan, 2014, 2e édition, 300 pages).

En 2007, la parution de la première édition de cet ouvrage d’un des meilleurs spécialistes de la défense européenne[1] avait été saluée pour l’exhaustivité et la qualité de ses analyses. À l’époque, l’examen se voulait raisonnablement optimiste sur les réalisations d’une Union européenne (UE) en phase de croissance et qui pouvait se prévaloir de quelques succès visibles. Comme rappelé dans la préface par l’auteur, sept ans après, la situation a bien changé dans l’espace européen, et le bilan de l’UE est moins flatteur. La politique de sécurité et de défense commune (PSDC) s’essouffle ; les États membres se montrent moins enclins à la soutenir : en témoignent les difficultés rencontrées dans l’établissement de nouvelles opérations, de la Libye à la République centrafricaine. Les institutions permettant à l’UE de définir et d’assurer une politique de sécurité ont été mises en place, mais les capacités militaires et civiles font encore largement défaut.

Europe : le cas du patient anglais

Nous avons le plaisir de vous offrir l’article d’Alain Lamassoure paru dans le dossier « Le Royaume-Uni et l’Europe : in or out ? » du numéro de printemps 2015 de Politique étrangère.

Cover_1-2015Pourquoi donc l’Europe est-elle devenue le seul sujet qui fasse perdre aux Anglais leur humour légendaire ?

Le malentendu originel

Il faudrait les talents réunis de William Shakespeare et de Molière, ou ceux d’Oscar Wilde et de Georges Feydeau pour décrire le vaudeville des relations entre le Royaume-Uni et le continent depuis le discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950. Quand le très  anglophile Jean Monnet l’y invite, Londres rejette les avances du pool charbon-acier, puis celles du Marché commun, et suscite même la création d’une organisation rivale. Quand, pragmatique, le Royaume-Uni reconnaît ensuite son échec et frappe à la porte de Bruxelles, de Gaulle lui claque celle-ci au nez. Deux fois. À peine les Anglais sont-ils enfin entrés qu’une nouvelle majorité est élue à Westminster sur le projet d’un référendum de sortie de la Communauté économique européenne (CEE) : dans sa sagesse, le peuple britannique rejette cette première tentative de Brexit. Continuer la lecture sur Cairn.info.

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L’exception tunisienne

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (1/2015). Yves Aubin de La Messuzière propose une analyse de l’ouvrage de Nicolas Beau et Dominique Lagarde, L’Exception tunisienne. Chronique d’une transition démocratique mouvementée (Seuil, 2014, 204 pages).

L’ouvrage de Nicolas Beau et Dominique Lagarde, bons connaisseurs de la Tunisie contemporaine, est bienvenu pour rendre compte de la seule expérience réussie des printemps arabes. Les auteurs reviennent dans un premier chapitre sur la journée du 14 janvier 2011 qui a vu la fuite du président Zine El-Abidine Ben Ali, dans des conditions qui conservent une part de mystère. L’ex-dictateur gardait-il l’espoir d’un retour rapide pour rétablir l’ordre ? L’effondrement de l’appareil sécuritaire sur lequel reposait le régime le rend vite impossible.

Ce livre d’histoire immédiate retrace les presque quatre années de transition, souvent heurtées mais préservées des tragédies qui marquent encore d’autres États arabes en révolte, de la Libye à la Syrie.

Les mémoires de Lee Kuan Yew

À la suite du décès de Lee Kuan Yew, nous vous proposons de relire la recension des mémoires de l’ancien Premier ministre de Singapour, From Third World to First: The Singapore Story, parue dans le n°1/2001 de Politique étrangère.

Lee Kuan Yew, père fondateur et parrain intègre de la République de Singapour, dont le PNB par habitant, sous son égide, est passé de 400 dollars en 1959 à 30 000 dollars en 1999, nous donne le second volume de ses mémoires deux ans après le premier, qui s’arrêtait en 1965. L’auteur poursuit son récit jusqu’en l’an 2000 sous le titre Du Tiers monde au premier, résumant de façon justifiée les progrès accomplis.

On trouvera dans ce gros volume un jaillissement bouillonnant d’anecdotes, d’intrigues, de dévoilements et de jugements sans appel sur les chefs d’État et leurs services secrets avec lesquels il s’est mesuré, avant et après la fin de l’empire britannique, dans une perpétuelle noria de rencontres officielles le plus souvent secrètes. Lire la suite sur Persée.

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