Chine : une nouvelle diplomatie ? Rencontre le jeudi 27 novembre

À l’occasion de la parution de son numéro d’automne, Politique étrangère vous invite à une rencontre sur le thème « Chine : une nouvelle diplomatie ? »

Pedone4Avec :

Alice Ekman, chercheur spécialiste de la Chine au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et chargée de cours à Sciences Po.

Et Françoise Nicolas, directeur du Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et maître de conférences associée à l’université Paris-Est.

La rencontre sera animée par Marc Hecker, rédacteur en chef adjoint de la revue Politique étrangère.

Rendez-vous le jeudi 27 novembre à 18h30 à la librairie Pedone (13 rue Soufflot, 75005)

L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Il n’y a pas de « Question d’Orient » : Trois questions à Georges Corm

Georges Corm, professeur à l’Institut des sciences politiques de l’université Saint-Joseph à Beyrouth et auteur de l’article « La Première Guerre mondiale et la balkanisation du Moyen-Orient » paru dans le numéro de printemps 2014 de Politique étrangère, a accepté de répondre à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Sykes-Picot1) Dans votre article, vous critiquez la manière dont la France et le Royaume-Uni ont géré l’effondrement de l’Empire ottoman. Quelles ont été les principales erreurs commises ?

La critique est la moindre des choses lorsque l’on voit le gâchis humain, en termes de génocides et de déplacements forcés de population, qui a résulté de la liquidation de l’empire ottoman. Celle-ci a été planifiée par les deux puissances victorieuses de la guerre de 1914-1918 et inscrite dans le traité de Sèvres de 1920, qui n’a jamais pu être appliqué. Ce traité irréaliste prévoyait la fragmentation du territoire anatolien, centre historique de l’empire, en différentes entités non turques (arméniennes, kurdes, assyrienne, grecque et italienne). La réaction militaire foudroyante de Kemal Atatürk a fait échouer ce projet que les armées française et anglaise, épuisées, n’avaient pas les moyens de concrétiser par la force. Il eût été bien plus sage de préconiser et d’aider à mettre en place en Anatolie une fédération ou un autre régime politique accommodant la très grande diversité de peuplement de l’Anatolie de l’époque – des peuples qui avaient par ailleurs fort bien vécu ensemble durant des siècles.

Secrets and Leaks

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (3/2014). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Rahul Sagar, Secrets and Leaks: The Dilemma of State Secrecy (Princeton University Press, 2013, 280 pages).

Secrets and Leaks s’attaque à un sujet éminemment sensible, porteur d’enjeux lourds pour l’avenir des systèmes démocratiques. L’ouvrage traite des brèches de confidentialité auxquelles se trouve exposé l’appareil d’État américain dans le volet sécurité nationale de ses activités, et cherche à déterminer dans quelle mesure le cadre normatif en place permet de lever le voile sur les dérapages en tous genres – débords, âneries, bavures, fiascos, déviances – des organes d’exécution civils et/ou militaires, suppléant ainsi les défaillances de leurs contrôleurs institutionnels (représentants politiques, haute administration).

Le secret officiel, reconnaît l’auteur, tient une place importante dans l’exercice du pouvoir exécutif. Néanmoins, la sagesse élémentaire montre que l’on ne peut confier au président en exercice et à ses proches collaborateurs le soin de déterminer ce qui mérite ou non de rester confidentiel. Le Watergate et l’Irangate sont passés par là, sans compter les égarements de George W. Bush et de ses « Vulcains ». Au fil du temps, d’autres méthodes de régulation ont émergé : contrôle judiciaire (via le Freedom Of Information Act) et contrôle parlementaire (via les commissions spécialisées en charge des questions de défense et de renseignement). Elles aussi ont montré leurs limites.

Le Livre noir de l’occupation israélienne. Les soldats racontent

LivreNoirCette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (3/2014). Samuel Ghiles-Meilhac propose une analyse de l’ouvrage de l’association Breaking the Silence, Le Livre noir de l’occupation israélienne. Les soldats racontent (Autrement, 2013, 396 pages).

En 2004, alors que la seconde Intifada fait rage, d’anciens réservistes de l’armée israélienne créent l’association Breaking the Silence. Ces jeunes hommes et femmes souhaitent porter à la connaissance du public ce qu’ils ont été amenés à faire au nom de la défense d’Israël et de la lutte contre le terrorisme. Sans se définir à partir des clivages politiques classiques entre partisans d’un compromis territorial et défenseurs de la présence israélienne dans les territoires conquis en 1967, ils témoignent à travers expositions, conférences et textes des effets de la politique d’occupation d’Israël en Cisjordanie. Les actes d’intimidation, l’usage excessif de la force, les stratégies d’humiliation, la mansuétude à l’égard d’exactions commises par des colons : la liste est longue des abus structurels d’une occupation qui dure depuis plus de quatre décennies. Ce livre, traduction en français de ces témoignages d’abord publiés en Israël puis dans le monde anglo-saxon, illustre à quel point les différents processus de négociation et la mise en place de l’Autorité palestinienne depuis les accords d’Oslo n’ont pu libérer le quotidien des Palestiniens du contrôle militaire israélien.

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