PE n° 4/2023 est disponible en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2023) est disponible ! Au sommaire, un dossier sur la rivalité du Sud global vs. l’Occident, suivi d’un contrechamps sur les minerais critiques. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : les conséquences de la guerre d’Ukraine sur l’économie russe ainsi que sur les multinationales, les crises économiques de l’Égyptel’inflation en France et aux États-Unis, la fragilité du modèle économique indien, l’importance de « l’or bleu » en Iran et en Afghanistan… Rendez-vous chez votre libraire pour découvrir tous ces nouveaux articles !

2023 a vu se multiplier les forums amplifiants, de plus en plus, la voix d’un « Sud global ». Pour contradictoires et divisés qu’ils soient, ces forums (BRICS+, OCS, G20, groupe des 77, sommet des Nouvelles routes de la soie…) expriment de nouveaux rapports de force, et surtout de nouvelles diplomaties, refusant l’alignement sur les puissances hier dominantes et privilégiant les intérêts d’États. Un nouveau monde se dessine, aux contours mouvants, encore incertains.

Guerre d’Ukraine : où en est l’économie russe ?

À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès l’article du numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023) que vous avez choisi d'(é)lire : « Guerre d’Ukraine : où en est l’économie russe ? », écrit par Vladislav Inozemtsev, conseiller spécial pour le Russia Media Studies Project de l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI) et directeur du Centre d’études post-industrielles à Moscou.

Lorsque Vladimir Poutine a donné l’ordre aux troupes russes de se lancer sur l’Ukraine en février 2022, nombre d’experts ont soutenu que l’économie russe allait entrer dans une crise profonde presque immédiatement, sous l’effet des sanctions occidentales, de dépenses militaires en hausse et de l’effondrement de la confiance des entreprises. Pourtant, la situation économique s’est améliorée en 2023, alors même que le rouble s’affaiblissait beaucoup face aux devises majeures et que le budget fédéral plongeait dans le rouge : produit intérieur brut (PIB) et revenus disponibles réels ont dépassé leurs niveaux d’avant-guerre. L’économie russe devrait croître de 2,7 % en 2023 et d’environ 1,1 % en 2024, sa croissance devant s’accélérer un peu en 2025-2026. La production industrielle est en hausse et les prévisions anticipant un épuisement des équipements militaires avant la fin 2022, ou un effondrement de la production pétrolière de 56 % en 2023, semblent désormais erronées.

J-4 : le nouveau numéro de Politique étrangère bientôt disponible !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2023) sort le 5 décembre prochain ! Au sommaire, un dossier sur la rivalité du Sud vs. l’Occident, suivi d’un contrechamps sur les minerais critiques. Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : les conséquences de la guerre d’Ukraine sur l’économie russe ainsi que sur les multinationales, les crises économiques de l’Égypte, l’inflation en France et aux États-Unis, la fragilité du modèle économique indien, l’importance de « l’or bleu » en Iran et en Afghanistan… Des textes riches pour mieux comprendre les enjeux actuels et à venir !

Découvrez en vidéo le détail du sommaire de ce numéro !

Henry Kissinger (1923-2023)

Quelques mois après avoir célébré son 100e anniversaire, Henry Kissinger est décédé le 29 novembre 2023.

Intellectuel de renom et homme-phare de la diplomatie américaine, il aura profondément marqué la politique étrangère des États-Unis et la réflexion sur les relations internationales.

Proche de l’Ifri et de son fondateur, Thierry de Montbrial, Henry Kissinger a, par ailleurs, de 1962 à 1986, écrit à quatre reprises dans Politique étrangère.

Nous vous invitons également à relire l’article de Philippe Moreau Defarges : « Kissinger, ou le dernier diplomate », publié dans Politique étrangère (n° 1/2017), dont nous reproduisons ci-dessous un extrait.

« […] Dans les années 2000, suite au choc du 11 septembre 2001, le néo-conservatisme américain, réaction caricaturale mais inévitable, s’invente en croisade pour la démocratie. Ce sont les interventions américaines en Afghanistan et en Irak. La démocratie occidentale, portée par sa dynamique universaliste, paraît ne pouvoir s’arrêter de vouloir se diffuser. Tout comme le docteur Frankenstein, elle fabrique des monstres qui lui échappent immédiatement : un Afghanistan qui tente désespérément de ravauder ses liens ethniques ; un Irak déchiré par l’appétit de revanche des chiites, auquel les sunnites répondent par une rage aveugle qui se matérialise dans l’État islamique.

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