
Accédez à l’article de Jean-Michel Severino ici.
Retrouvez le sommaire du numéro 1/2026 de Politique étrangère ici.
Le numéro de printemps 2026 de Politique étrangère (n° 1/2026) va paraître. La rédaction vous offre à lire l’un des articles en avant-première : « L’aide publique au développement à l’ère de la démondialisation », écrit par Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence française de développement (2001-2010) et actuellement senior fellowà la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi).

Depuis la chute du mur de Berlin, la communauté internationale a construit un édifice remarquable pour assurer la prospérité commune. Les relations financières entre Sud global et Nord global, aussi imprécis soient ces termes, se sont structurées autour de quatre piliers : commerce, migrations, aide publique au développement (APD) et investissements directs à l’étranger (IDE). Une gouvernance de plus en plus sophistiquée a encadré ces politiques.
À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en libre accès l’article du numéro de printemps 2024 de Politique étrangère (n° 1/2024) que vous avez choisi d'(é)lire : « L’Afrique, miroir de nos peines ? », écrit par Hervé Gaymard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques à l’Institut de France.
L’Afrique serait-elle devenue le « miroir de nos peines » ? Nos récents déboires au Mali, au Niger et au Burkina Faso, les drapeaux tricolores brûlés devant nos ambassades, avant que certaines d’entre elles ne ferment comme à Niamey, signent-ils l’étape ultime de cette « tragédie française, qui va de la dégradation du capitaine Dreyfus au rembarquement d’Alger », naguère psalmodiée par Guy Dupré ?
Tout semble se conjuguer pour signifier la fin d’une époque : la contestation des interventions extérieures, la remise en cause des bases militaires, les critiques à l’encontre de la zone franc, le scepticisme quant à l’efficacité de l’aide au développement, la frustration pour les étudiants de ne pouvoir obtenir de visas, l’adhésion de certains pays francophones au Commonwealth, la concurrence de la langue anglaise comme langue officielle, le recul des parts de marché détenues par des entreprises françaises – concurrencées autant par nos partenaires européens que par la Chine, l’Inde et la Turquie –, les menées politico-militaires russes, d’abord déployées en Centrafrique et qui essaiment désormais dans l’Alliance des États du Sahel, les violentes critiques à l’encontre de la France qui se multiplient sur les réseaux sociaux, animés par d’habiles manipulateurs, souvent eux-mêmes manipulés par les services russes de désinformation, dans laquelle ils excellent de longue date.
Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.