Étiquette : Balkans Page 1 of 2

[CITATION] Europe : se confronter aux vraies menaces

Lisez l’article d’Anatol Lieven ici.

Retrouvez le sommaire du numéro 1/2022 de Politique étrangère ici.

La question albanaise

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

* * *

L’article « La question albanaise » a été écrit par Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), et publié dans le numéro 1/1994 de Politique étrangère.

Dans tous les scénarios, plus ou moins réalistes, d’une extension éventuelle des hostilités de la Bosnie-Herzégovine vers le sud de la péninsule balkanique, l’Albanie joue un rôle-clef. Nation divisée (près de la moitié des Albanais se trouvent sur le territoire de l’ex- Yougoslavie), limitrophe de deux régions minées par des conflits ethniques du fait de la présence d’une majorité écrasante d’Albanais (au Kosovo surtout et, à un moindre degré, en Macédoine occidentale), confrontée à un voisinage difficile (la Grèce), voire hostile (la Serbie) et, de l’intérieur, par une surenchère nationaliste, l’Albanie présente de nombreuses incertitudes liées à des facteurs d’instabilité tant internes qu’externes.

Le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie

Suite à la condamnation à perpétuité de Ratko Mladic par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour le génocide de Srebrenica, mais aussi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, nous vous invitons à relire le dossier du numéro d’hiver 2015-2016 de Politique étrangère« Justice pénale internationale : un bilan », et notamment l’article de Jean-Arnault Dérens, « Le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie : une faillite annoncée ? ».

« La création du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), en 1993, devait marquer le début d’une nouvelle ère du droit international. Loin des « tribunaux des vainqueurs » formés après les conflits, il s’agissait de créer une juridiction neutre et impartiale, pouvant dire le droit alors que la guerre se poursuivait encore. Telle fut du moins le « récit des origines » que le Tribunal tenta d’imposer alors que, dans la décennie suivante, il faisait figure d’instrument central des processus de démocratisation et de stabilisation des Balkans d’après-guerre. Le TPIY tirait même gloire d’avoir été la première juridiction internationale ayant mis en accusation un chef d’État en exercice – en l’occurrence Slobodan Milosevic, inculpé le 22 mai 1999.

Sortir de la guerre en Bosnie-Herzégovine

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Thibault Boutherin propose une analyse de l’ouvrage de Cécile Jouhanneau, Sortir de la guerre en Bosnie-Herzégovine (Karthala, 2016, 384 pages).

Voici le résultat d’un travail audacieux, d’une qualité et d’une ampleur qui méritent d’être soulignées. Il est né sous les meilleurs auspices : il s’agit d’une version remaniée de la thèse de doctorat en science politique soutenue par l’auteur à l’Institut d’études politiques de Paris en 2013, sous la direction de Jacques Rupnik et Marie-Claire Lavabre. Travail ambitieux : il entend tester la validité – d’aucuns préciseraient la réfutabilité – des lectures des débats et des antagonismes politiques en Bosnie-Herzégovine selon des lignes de rupture strictement ethno-nationales. Les processus de stabilisation, de construction étatique et, à terme, d’intégration européenne ont un préalable impérieux : celui de la pacification du pays, dans toutes ses composantes et notamment nationales, y compris à l’échelle locale. Or, celle-ci est conditionnée par un travail de mémoire tel qu’il a dû s’opérer dans d’autres régions d’Europe et du monde.

Page 1 of 2

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén