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Cette recension a été publiée dans le numéro d’été 2021 de Politique étrangère (n° 2/2021). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Philippe-Joseph Salazar, Suprémacistes. L’enquête mondiale chez les gourous de la droite identitaire (Plon, 2020, 304 pages).

« Une idéologie nouvelle, après avoir longtemps incubé, se lève à l’horizon de l’Europe et des États-Unis » : l’hypothèse, qui ouvre l’enquête de Philippe-Joseph Salazar, se vérifie au fil des entretiens multiples qui forment la trame de l’ouvrage – cette idéologie nouvelle pourrait bien structurer dans les années à venir l’évolution politique de nos démocraties.
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 2/2021) vient de sortir ! Il consacre un dossier spécial à la l’Asie de l’Est face à la Chine, et un Contrechamps à la dette. Et comme à chaque nouveau numéro, de nombreux autres articles viennent éclairer l’actualité : COVID-19 et la géopolitique de l’immunité collective, la démocratie américaine, le détroit d’Ormuz, le modèle de Dubaï face à Abou Dhabi, les relations entre les deux Corées…
La Chine est sans conteste désormais un poids dominant de la scène internationale, maniant une remarquable palette stratégique. Étudier ses postures dans son environnement d’Asie du Sud-Est, vis-à-vis du Japon, de la Corée, de Taïwan, des pays de l’ASEAN, jusqu’à l’Australie, c’est saisir à la fois la force d’actions très diversifiées, et leur limite.
Brutalité militaire en mer de Chine, séduction vaccinale, emprise économique, investissements maniés comme instruments d’influence, tentatives de contrôle des systèmes politiques, propositions d’organisations régionales marginalisant les acteurs extérieurs – occidentaux… – : tous les moyens sont bons pour affirmer la centralité de la puissance chinoise face à des États écartelés entre leurs intérêts de voisins et leur volonté d’indépendance. Le rapport des forces en Asie du Sud-Est pourrait bien être symbolique du monde qui s’annonce.
Le COVID-19 n’a pas bouleversé les logiques géopolitiques à l’œuvre dans le monde. La géographie de la diffusion des vaccins le montre clairement, qui correspond très largement à l’affirmation des puissances dans leurs zones d’influence respectives : il y a une géopolitique de l’immunité. Par contre, les consensus sur lesquels s’appuyait jusqu’à aujourd’hui la mondialisation ont été questionnés, en particulier concernant la soutenabilité des dettes publiques. Comment se refermeront les vannes largement ouvertes durant la crise des crédits publics, et les dettes ainsi créées seront-elles, et comment, remboursées ?
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