
Lisez l’article de Sandra Destradi ici.
Retrouvez le sommaire du numéro 2/2024 de Politique étrangère ici.
Le numéro de printemps 2023 de Politique Étrangère est tout juste paru ! Nous avons le plaisir de vous offrir en accès libre l’article « Quel avenir pour le trumpisme », écrit par Maya Kandel, docteure en histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, chercheuse associée à l’université Sorbonne Nouvelle.

L’avenir du trumpisme et le destin de Donald Trump sont deux facteurs inséparables de l’évolution du Parti républicain américain, même si les trois termes – Trump, trumpisme, Parti républicain – ne se confondent pas. Le trumpisme désigne les idées fortes de Trump qui se sont imposées au Parti républicain après sa victoire aux primaires et à la présidentielle de 2016. Il englobe la réactivation de courants préexistants et leur amplification grâce au porte-voix que constitue la présidence, au fil Twitter et au talent de communicateur de Trump, ainsi qu’à la symbiose entre la Maison-Blanche et Fox News durant sa présidence.
À la suite du sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article du numéro de printemps 2023 de Politique étrangère (n° 1/2023) que vous avez choisi d'(é)lire : « Quel avenir pour le trumpisme ? », écrit par Maya Kandel, docteure en histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, chercheuse associée à l’université Sorbonne Nouvelle.

L’avenir du trumpisme et le destin de Donald Trump sont deux facteurs inséparables de l’évolution du Parti républicain américain, même si les trois termes – Trump, trumpisme, Parti républicain – ne se confondent pas. Le trumpisme désigne les idées fortes de Trump qui se sont imposées au Parti républicain après sa victoire aux primaires et à la présidentielle de 2016. Il englobe la réactivation de courants préexistants et leur amplification grâce au porte-voix que constitue la présidence, au fil Twitter et au talent de communicateur de Trump, ainsi qu’à la symbiose entre la Maison-Blanche et Fox News durant sa présidence.
Auteur de l’article « Americans First : la géopolitique de l’administration Biden » paru dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2021), Pierre Melandri, historien et ancien professeur des universités à Sciences Po, répond à trois questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

1) En quoi le message « Americans First » de Biden est-il différent du slogan « America First » de Trump ?
La différence reste subtile parce que, depuis les années Obama, les forces profondes pesant sur la politique étrangère des États-Unis demeurent les mêmes : d’abord, la lassitude des Américains face aux « guerres sans fin » ; ensuite, l’inquiétude croissante face à la montée de la Chine en puissance ; enfin et surtout, la volonté d’une large partie de la population de voir le pays arrêter de consacrer des ressources démesurées à la préservation d’un ordre international ne servant, à ses yeux, qu’un groupe étroit d’intérêts.
Mais si Obama s’est contenté d’adapter la politique étrangère américaine à ces nouvelles réalités, Trump a choisi de remettre radicalement en cause les trois piliers sur lesquels depuis 1947-1949 elle avait reposé : une ouverture internationale des marchés qui, selon lui, avait nui aux entreprises américaines et à leurs salariés ; un système multilatéral d’alliances qui, à l’écouter, avait permis aux partenaires des États-Unis d’exploiter sans vergogne ces derniers ; un attachement, au moins rhétorique, aux valeurs démocratiques auquel il reprochait d’avoir lié les mains de l’Amérique.
Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.