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How China Is Reshaping the Global Economy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. John Seaman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Rhys Jenkins, How China Is Reshaping the Global Economy: Development Impacts in Africa and Latin America (Oxford University Press, 2019, 432 pages).

L’essor économique de la Chine est un élément structurant du système international des dernières décennies (et vraisemblablement de celles à venir), mais aussi un sujet qui polarise. Sur l’impact de cet essor sur les pays du Sud, notamment en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, les avis sont souvent partagés entre ceux qui voient le mercantilisme chinois comme une nouvelle forme de colonialisme, et ceux qui perçoivent la Chine comme l’opportunité du siècle pour sortir de la pauvreté et stimuler la croissance et le développement.

Le piège américain

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Marion Leblanc-Wohrer propose une analyse de l’ouvrage de Frédéric Pierucci et Matthieu Aron, Le Piège américain (JC Lattès, 2019, 480 pages).

L’utilisation du droit comme instrument économique n’est pas nouvelle et n’est pas l’apanage des États-Unis. Mais c’est bien ce pays qui l’a le plus structurée, développant depuis le début des années 2000 un véritable soft power juridique, notamment via une extension de l’applicabilité territoriale d’un de ses textes les plus puissants, le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA). Voté en 1977, le FCPA vise à sanctionner les faits de corruption d’agents publics à l’étranger. En 1998, les États-Unis adoptent une interprétation extensive de la notion de rattachement à leur pays, ce qui leur permet alors de poursuivre les entreprises étrangères. C’est le cœur du livre que signent Frédéric Pierucci et le journaliste Matthieu Aron, qu’on lit comme un polar, un imbroglio judiciaire dans un contexte de guerre économique.

Broken Bargain

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère
(n° 3/2019)
. Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Kathleen Day, Broken Bargain: Bankers, Bailouts, and the Struggle to Tame Wall Street (Yale University Press, 2019, 440 pages).

Kathleen Day, professeur à l’université Johns Hopkins, montre comment, depuis près de 40 ans, le lobby bancaire américain obtient de Washington le vote de lois qui nuisent systématiquement aux contribuables. Sont particulièrement critiquées ici les législations déréglementant le secteur financier et autorisant le renflouement (bailout) d’institutions menacées de banqueroute.

La politique commerciale de Donald Trump, un point de départ

Début octobre, la journaliste Jessy Périé a interviewé pour Le Grand Continent Sébastien Jean, auteur de l’article « Désaccords commerciaux internationaux : au-delà de Trump », dans le n° 1/2019 de Politique étrangère, numéro prospectif spécial publié en mars à l’occasion du 40e anniversaire de l’Ifri.


L’économiste Sébastien Jean (CEPII)

Donald Trump semble obnubilé par le déficit commercial américain avec la Chine (375 milliards de dollars en 2017, 479 milliards en 2018), et également envers d’autres puissances comme le Japon. Mais dans quelle mesure l’augmentation des taxes douanières a-t-elle  un impact sur le déficit commercial ?

Effectivement, pour Trump, il s’agit d’une obsession de longue date. En 1987 déjà, il dépensait 100 000 dollars de l’époque pour acheter des pleines pages dans des journaux afin de décrier les déficits commerciaux des États-Unis avec leurs alliés. Il considérait cela comme une sorte de traîtrise, une faute politique. On constate qu’il y a une vraie fixation sur ce sujet de sa part.

Maintenant, il faut voir ce qu’en dit l’analyse économique. Nous allons plutôt parler de solde courant, qui est une notion plus large que le solde commercial puisqu’il inclut le commerce de services et certains transferts internationaux. Il s’agit donc d’une grandeur macroéconomique qui reflète l’équilibre entre l’épargne et l’investissement de la nation ou bien, ce qui revient au même, l’équilibre entre sa consommation et sa production. Ainsi, les États-Unis ont un déficit courant important car ils n’épargnent pas assez par rapport à ce qu’ils investissent, ou ils consomment plus qu’ils ne produisent, ce qui revient au même.

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