Dans un article publié le 17 avril 2023 dans La Croix, le chroniqueur Jean-Baptiste Ploquin analyse les défis actuels de l’empire américain, quelques jours après les midterms. Les États-Unis doivent-ils imposer sans apprêt leur puissance ? Doivent-ils se voir comme leader mondial de l’ordre démocratique ? Ou ne s’occuper du monde que quand son désordre les menace ? Il s’appuie pour cela sur le dossier « États-Unis : l’empire incertain », publié dans le n° 1/2023 de Politique étrangère.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Benoît Joulia propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Grosser, L’autre guerre froide ? La confrontation États-Unis/Chine (CNRS Éditions, 2023, 392 pages).
Dans un ouvrage d’une grande érudition, Pierre Grosser critique la dimension performative des discours annonçant l’éclatement inéluctable d’une guerre États-Unis/Chine. Sur le temps long, il rappelle que l’opposition sino-américaine fut déjà une composante majeure de la guerre froide. Particulièrement marqué de 1946 à 1979, l’antagonisme s’est transformé en une « apparente lune de miel » de 1980 à 2007, grâce à l’ouverture économique d’une Chine s’efforçant alors de faire « profil bas », et à la certitude américaine que cette ouverture conduirait à la démocratisation. La période 2007-2013 marque une première rupture : forte de sa richesse nouvelle et de l’affaiblissement d’une Amérique frappée par les crises, la Chine étend ses « prétentions stratégiques », son « assertivité géopolitique » s’accroît, tandis qu’elle déploie un narratif contestant la supériorité et l’universalité des valeurs occidentales, aggravant par là « l’anxiété géopolitique » des États-Unis. L’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013 marque une nouvelle rupture, avec la fin de l’« ascension pacifique ». L’élection de Donald Trump en 2016, puis la guerre commerciale et technologique initiée à partir de 2018 ont depuis accéléré le retour de la « compétition entre grandes puissances ».
“Our objective was clear. The cause was just.” These were the words chosen by President Joe Biden on April 14, 2021, to describe the war unleashed twenty years earlier by one of his predecessors, George W. Bush, in the aftermath of the 9/11 attacks. Yet, despite the clarity of the objective and the justice of the cause, the newly inaugurated president was here to announce a galling withdrawal, one that looked suspiciously like defeat: “I’m now the fourth United States President to preside over American troop presence in Afghanistan […]. I will not pass this responsibility on to a fifth. […] It’s time to end America’s longest war.”
In the era of the Covid-19 pandemic, climate extremes dominate headlines around the world, now that human influence has warmed the climate at an unprecedented rate over the past two thousand years. As the world’s two largest carbon dioxide (CO2) emitters, China and the United States have a key role to play in any global climate solutions. However, the rapid deterioration in China-US relations in recent years has complicated their capacity to work together.
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