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Japan, Russia and their Territorial Dispute

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Céline Pajon, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de James D. J. Brown , Japan, Russia and their Territorial Dispute: The Northern Delusion (Routledge, 2016, 168 pages).

Japan-Russia Territorial Dispute

L’auteur défend ici une thèse forte : le postulat du Japon dans ses discussions avec Moscou – à savoir le retour, à terme, sous souveraineté nippone, de la totalité des îlots sous contrôle russe depuis 1945 – est irréaliste et illusoire.

Ce parti-pris rend le propos dynamique et stimulant. L’ouvrage s’organise autour de quatre courts chapitres dans lesquels sont présentés puis relativisés, voire invalidés, les arguments japonais.

Poised for Partnership: Deepening India-Japan Relations in the Asian Century

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Isabelle Saint-Mézard propose une analyse de l’ouvrage de Rohan Mukherjee et Anthony Yazaki, Poised for Partnership: Deepening India-Japan Relations in the Asian Century (Oxford University Press, 2016, 304 pages).

Poised for Partnership

Jusqu’à ce jour, le rapprochement indo-japonais a intéressé le monde des think tanks et des médias, mais guère celui de l’université. L’intérêt de cet ouvrage d’une dizaine de contributions d’auteurs indiens et japonais est de présenter une analyse approfondie des liens qui se nouent actuellement entre les deux États. À ce titre, un thème récurrent le parcourt : rattraper le temps perdu et les occasions de coopération manquées. La plupart des chapitres rappellent que les liens bilatéraux, très cordiaux durant les années 1950, se sont distendus pendant la guerre froide et sont restés entravés jusqu’aux années 1990 en raison du désaccord sur le programme nucléaire militaire indien. Le rapprochement entre les deux États n’a commencé qu’en 2000, lors de la visite à New Delhi du Premier ministre Mori, mais la relation bilatérale demeure aujourd’hui en deçà de son potentiel.

« La Communauté économique de l’ASEAN »

Suite au sondage réalisé sur ce blog, nous avons le plaisir de vous offrir avant la sortie officielle du numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2017), l’article que vous avez choisi d'(é)lire : « La Communauté économique de l’ASEAN : un modèle d’intégration original », par Françoise Nicolas, directeur du Centre Asie de l’Ifri.

La Communauté économique de l'ASEAN

À sa création en 1967, la principale préoccupation des cinq membres fondateurs de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) est d’ordre politique : aussi leurs ambitions sont-elles modestes sur le plan économique. Selon la Déclaration de Bangkok, le projet original de l’ASEAN avait pour objectif « de favoriser la croissance économique, le progrès social et le développement culturel dans la région et de promouvoir la paix et la stabilité ». Le développement étant perçu comme le meilleur rempart contre le danger communiste, l’objectif est alors de tout mettre en œuvre pour le faciliter ; mais il n’est aucunement question pour les cinq pays fondateurs de s’engager sur la voie de l’intégration économique sur base institutionnelle. Les initiatives gouvernementales de coopération économique n’interviendront que beaucoup plus tard. Au fil du temps, sous la pression de forces et d’événements extérieurs, les projets se sont pourtant précisés, aboutissant à la mise en place d’une Communauté économique qui constitue aujourd’hui l’un des trois piliers de la Communauté ASEAN.

Dissenting Japan

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Estelle Zufferey propose une analyse de l’ouvrage de William Andrews, Dissenting Japan: A History of Japanese Radicalism and Counterculture from 1945 to Fukushima (Hurst, 2016, 356 pages).

Dissenting Japan

« Le clou qui dépasse sera enfoncé. » C’est ce célèbre proverbe japonais, souvent utilisé pour souligner le prétendu côté conformiste et conservateur de la société japonaise, que William Andrews, écrivain et traducteur établi à Tokyo, tente de remettre en question, en présentant un historique des mouvements dissidents au Japon depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au lendemain de la triple catastrophe du 11 mars 2011.

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